Malterie Provence-Alpes : Quand l’artisanat brassicole devient moteur de développement local

Thomas Narcy, Nicolas Garcin et Mathieu Richard

Coordinateurs

Malterie Provence-Alpes

Engagés depuis le champ jusqu’à la chope, avec nos malts du sud, nous avons hâte de vous faire apprécier les bulles de nos terroirs !


04300 FORCALQUIER
Transformation des orges brassicoles biologiques

Thomas Narcy et Mathieu Richard, les coordinateurs de la Malterie Provence-Alpes, dévoilent les origines et l’évolution de leur projet visionnaire, transformant l’artisanat brassicole en catalyseur de développement local.

 

Cette Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC) vise à fournir aux brasseries et distillerie locales des malts issus de céréales cultivées en région PACA. Cette configuration vise la mise en réseau de tous les acteurs et partenaires de la filière, favorisant l’interconnaissance et établissant un rapport de solidarité, garant d’une rémunération équitable et soutenable pour chacun des maillons de la filière. Une véritable démarche collective de développement territorial, qui permettra notamment aux agriculteurs de diversifier leur production céréalière et aux brasseries de proposer des bières authentiquement locales produites en circuit court avec des ingrédients cultivés et transformés dans la région.” Mathieu Richard er Thomas Narcy

Un Parcours Inspirant

La Malterie Provence-Alpes, initiée par Nicolas Garcin, Thomas Narcy et Mathieu Richard, incarne la fusion de la passion brassicole et de l’engagement local. Ancré dans le développement local, Thomas a quitté son poste en 2020 pour concrétiser son projet : créer une malterie de région en réponse à l’émergence des brasseries artisanales.

 

En s’associant au collectif “La Bière de Provence”, regroupant des brasseries artisanales du territoire, ils entreprennent une collaboration dynamique. Le collectif, dès 2018, avait lancé les Rencontres Brassicoles, réunissant des acteurs du monde agricole pour explorer les filières houblon et orge. Cette initiative a conduit à la sollicitation de fonds européens FEADER pour deux projets : la culture expérimentale du houblon et l’évaluation de la faisabilité d’une filière d’orge malté pour la bière.

 

La SCIC (Société Coopérative d’Intérêt Collectif) de la Malterie Provence-Alpes, lancée depuis novembre 2023, symbolise une étape clé. Thomas, salarié depuis lors, Nicolas son président et Mathieu, sur le point de les rejoindre, incarnent l’esprit coopératif. Ensemble, ils créent un modèle brassicole qui va au-delà de la production, revitalisant la filière avec une approche moderne et responsable. La Malterie Provence-Alpes s’inscrit comme un symbole du renouveau brassicole régional, promettant une aventure gustative et humaine hors du commun.

Rencontres fortuites et synergies créatrices

Les fondateurs de la Malterie Provence-Alpes mettent en lumière le rôle déterminant des rencontres fortuites dans leur aventure. La collaboration avec Nicolas Garcin, fondateur d’une brasserie artisanale, a été un tournant décisif. Initialement perçu comme un concurrent potentiel, Nicolas a invité Thomas à visiter sa brasserie, renforçant ainsi une collaboration fructueuse. Cette alliance stratégique a consolidé la vision commune de développer la malterie, soulignant l’importance des partenariats dans le monde brassicole artisanal.

 

La coopération avec la Bière de Provence et d’autres partenaires a donné lieu à des travaux préalables, tels que des expérimentations, des études de marché, et des initiatives de coopération participative. Cette approche partenariale a favorisé la connaissance mutuelle et a permis de concevoir la malterie comme un outil structurant pour la filière. En l’absence d’un tel outil, inciter les agriculteurs à cultiver des orges brassicoles dans la région était un défi. La création de la malterie vise à ouvrir des débouchés, créant ainsi une culture émergente et une opportunité de marché pour les agriculteurs et les coopératives.

FRANCE ACTIVE ET NOUS ?

« Ça a été très bénéfique de pouvoir se rendre compte qu’il y avait en face, des personnes à l’écoute et intéressées. Elles ont été en mesure de vraiment défendre elles-mêmes notre projet, c’est quelque chose de très appréciable. C’est pour nous un point très positif. Je n’ai pas vraiment d’aspect négatif. Le mot qui me vient à l’esprit c’est proximité. » Thomas Narcy

L’Engagement de la Malterie à travers les 5 Piliers de France Active : s’adapter aux besoins locaux

Quant à l’engagement de la Malterie Provence-Alpes, Mathieu Richard évoque fièrement son alignement sur les 5 piliers de France Active.

 

Ce projet de structuration de filière porte le pilier du territoire au coeur de la structure impulsant une dynamique économique dans la région avec les 43 sociétaires de cette SCIC. La collaboration avec le collectif “La Bière de Provence” témoigne de leur soutien à la participation citoyenne.

 

Le volet environnemental s’illustre par la promotion de la culture locale du houblon et de l’orge, contribuant ainsi à la transition écologique. Enfin, la Malterie s’inscrit dans l’économie sociale et solidaire en collaborant étroitement avec des acteurs agricoles locaux, renforçant ainsi son impact positif sur le territoire.

 

« L’idée était de répondre à un besoin bien réel dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, où les 150 brasseries locales exprimaient un intérêt marqué pour la production de bières à base d’ingrédients locaux. Actuellement, les brasseries artisanales s’approvisionnent principalement à l’étranger, notamment en Belgique, en Allemagne et en Angleterre. »

France Active PACA, un véritable levier pour la Malterie Provence-Alpes

Le soutien financier de France Active PACA a été déterminant pour la Malterie Provence-Alpes. Mathieu Richard souligne l’importance de l’avis favorable reçu, qui a permis à leur structure de bénéficier d’un appui financier conséquent. Ce soutien financier, crucial à la fois pour l’investissement matériel et immatériel, contribue à renforcer la trésorerie nécessaire au démarrage de la malterie.

 

Concernant le montant global du financement, Mathieu Richard précise que le besoin total du projet s’élève à environ 5 millions d’euros. Sur ce montant, France Active PACA a joué un rôle prépondérant en octroyant un prêt participatif de 200k€, démontrant ainsi son engagement en faveur de projets porteurs et innovants. France Active PACA a ainsi démontré sont réel rôle de levier financier.

 

Thomas Narcy confirme que France Active a été le premier partenaire à formaliser un retour positif. Ce soutien initial a eu des effets d’entraînement significatifs, renforçant la crédibilité du projet auprès d’autres acteurs de l’économie sociale et solidaire.

ÊTRE ENTREPRENEURS ENGAGES C’EST…

Thomas Narcy, partage son conseil clé : “Il faut penser complémentarité plutôt que compétition.” L’encouragement à l’ancrage local, collaboration avec des partenaires, et une perspective participative sont les piliers de son approche entrepreneuriale. Ces conseils, issus de son expérience réussie, mettent en lumière l’importance de créer des synergies pour un impact positif et durable dans la communauté locale.

Cap sur 2025 pour une révolution brassicole française

Dans une phase cruciale de son développement, la Malterie Provence-Alpes s’apprête à concrétiser un projet ambitieux visant à révolutionner le paysage brassicole.

Le projet, d’envergure, nécessite la création d’un outil de production. Actuellement en phase d’amorçage, la construction de l’installation débutera dans les mois à venir pour une mise en production prévue en 2025. Dans cette étape préliminaire, la Malterie Provence-Alpes, en collaboration avec ses partenaires, collecte des orges régionales. Ces céréales sont ensuite transformées par une malterie partenaire, “Malt’in-Pott”, basée en Haute-Savoie et faisant partie de la SCIC (Société Coopérative d’Intérêt Collectif).

La commercialisation de malt issus d’orges régionales a déjà débuté, avec une quinzaine de brasseries sociétaires participant activement. Parmi elles, 35 brasseries affiliées à l’association “La Bière de Provence” ont rejoint cette initiative porteuse d’une vision commune. Bien que l’accès soit limité à toutes les brasseries régionales, l’objectif est clair : collecter localement pour redistribuer localement. Au printemps 2024, la Malterie Provence-Alpes franchira une étape cruciale, ouvrant la voie à une production optimale.

À terme, une fois l’outil de production pleinement opérationnel, la Malterie Provence-Alpes aspire à devenir le pivot central du sourcing régional pour les brasseries. L’année 2024 s’annonce donc comme une période charnière dans l’histoire de la brasserie artisanale, marquée par une approche novatrice, durable et résolument locale. La Malterie Provence Alpes, véritable fer de lance du renouveau brassicole, s’apprête à insuffler un nouvel élan à la scène brassicole régionale.


Site internet

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d’un prêt participatif de

200 000€

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Ecole et crèche bienveillante : grandir autrement, ensemble et en toute sérénité !

Alizé DESIR

Fondatrice de Kidtopia et des Petits Bonheurs

Ecole et crèche bienveillante

Il était temps pour moi de réaliser un rêve. Alors que j’étais enceinte de mon troisième enfant, j’ai préparé mon projet et suivi les formations nécessaires.


Fréjus et Montauroux
Ecole et crèche

Alizé Désir a travaillé pendant soix ans en tant qu’infirmière de nuit en réanimation pédiatrique. Après sa troisième grossesse, elle a décidé de se lancer dans l’entreprenariat, déclarant :

“Il était temps pour moi de réaliser un rêve. Alors que j’étais enceinte de mon troisième enfant, j’ai préparé mon projet et suivi les formations nécessaires.”


MON PARCOURS

Cette aventure a commencé naturellement lors de sa recherche d’une maison et, par conséquent, de solutions de garde pour ses enfants.

Elle explique : Dans ma ville de Montauroux, il n’y avait aucune option de garde disponible, ce qui rendait la situation très complexe. Paradoxalement, le défi le plus difficile a été d’obtenir l’approbation de la municipalité. Après trois mois d’attente ( au risque de perdre le local que j’avais trouvé),  j’étais heureuse de voir mon projet sélectionné parmi les 12 candidatures soumises. “

 

En ce qui concerne les banques, elle a été surprise au départ car elles semblaient toutes favorables à son projet. Cependant, avant la signature du bail, sa banque initiale est revenue sur sa décision. Cela montre qu’un “oui” verbal n’est pas toujours fiable. Alizé Desir explique : « J’’ai voulu être loyale à ma banque, mais je me suis retrouvée sans financement à un mois de la signature du bail. Il valait mieux que je me sécurise en présentant d’autres dossiers à d’autres banques. »

FRANCE ACTIVE ET MOI

 “À un mois du lancement de mon entreprise, avec tous ces revirements de la part des banques, celles-ci m’ont clairement indiqué qu’elles n’interviendraient que si France Active me suivait en tant que garant. Sans votre implication, les banques ne voulaient pas s’engager. Heureusement, grâce à ma conseillère chez France Active, l’effet de levier s’est déclenché instantanément.”

ÊTRE ENTREPRENEUR C’EST…

« …penser au bien être de mes collaborateurs, des enfants et surtout à l’impact de notre activité. »

 

EMPLOI,

« Je propose des plannings personnalisés à toutes mes collaboratrices, nous développons la démarche pédagogique ensemble, et je leur accorde 6 semaines de congés payés, elles bénéficient aussi des séances de massages pour favoriser leur bien-être car je sais combien ce métier est aussi beau que difficile.

En appliquant cette règle du bien-être au travail, je favorise un accueil optimal pour les enfants. Chacune de mes collaboratrices est une pépite avec un talent à développer. »

 

ENVIRONNEMENT, Aujourd’hui, Alizé se prépare à se lancer avec le Label Vie, également accompagné par France Active PACA.

Malgré les règles imposées par la PMI, Alizé n’hésite pas à proposer des innovations telles que l’utilisation de lingettes lavables et la mise en place d’un compost. Comme on le sait, les enfants aiment jouer avec la terre, ce qui rend cette initiative particulièrement intéressante.

 

TERRITOIRE,

A Montauroux: La micro-crèche Les Petits Bonheurs répond actuellement à un besoin crucial de sa communauté, compte tenu du déficit d’environ 100 places disponibles.

A Fréjus : Le futur projet à de micro-crèche et école Kidtopia : s’implantera prochainement au Capitou pour contribuer à combler un manque de 300 places d’accueil.

 

SOCIAL, Alizé propose deux places réservées aux enfants pouvant être en situation de handicap ou dont les parents sont en situation de précarités, ainsi que 4 berceaux d’entreprises et des places solidaires à tarif adapté pour favoriser l’accessibilité.

 

ENGAGE ET RENTABLE ?

« Tout est dans la répartition des contrats, dans la volonté de rendre un service et de faire le bien autour de soi. »

UN CONSEIL POUR CELLES ET CEUX QUI VEULENT SE LANCER ?

« Il faut s’attendre aux péripéties mais y croire avec passion, la banque et le local c’est le nerf de la guerre pour qu’un projet de petites enfances prenne vie »

ET DEMAIN ?

« J’ai envie de créer plusieurs petites structures à l’image de la première : bienveillante avec une envie constante de répondre aux besoins personnalisés des enfants, mais ce qui m’anime c’est de continuer à offrir le même environnement aux petits que j’ai eu en crèche avec la création d’une école maternelle.

 

Je vous donne rendez-vous en septembre 2024 pour l’ouverture de mon école maternelle multilingue à Fréjus, et surtout dès novembre 2023 pour ma deuxième crèche Kidtopia. »

 

Par chance il reste encore quelques places.


Kidtopia


Les Petits Bonheurs

A bénéficié

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63%

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Kidtopia

Les Petits Bonheurs

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Le projet Dinette – Des lunch-boxes consignées pour la restauration rapide

Miki NECTOUX

Fondateur du projet Dinette de l’association Milvi

Des lunch-boxes consignées pour la restauration rapide

Entre 50 et 88 % de déchets que l’on retrouve dans nos mers et nos océans sont issus de la restauration rapide à emporter. Une seule solution : éliminer le plastique à sa source.


Arles – Commune de l’ACCM – Bouches-du-Rhône
Lunch-boxes consignées

ENGAGE PAR SES ACTIONS

Avec l’association Milvi, Miki Nectoux s’attaque concrètement à la problématique de l’usage du plastique. En amont avec Dinette, grâce à des lunch-boxes consignées pour la restauration rapide, « car le meilleur déchet est celui qu’on ne produit pas ». 

Mais aussi en aval avec Precious Plastic Provence : « Le plastique n’est pas le problème, c’est l’usage unique qu’on en fait. On va recycler du plastique qui n’a plus de valeur et en faire des matériaux durables qui servent à l’ameublement ou à l’artisanat. » 

LES SOLUTIONS

Supprimer le plastique à usage unique dans la restauration rapide

Dinette, c’est un service clé en main pour les restaurateurs qui attendaient une solution pour sortir du jetable : « nous avons acheté 2000 contenants en verres fabriqués en France pour lancer l’offre dans 10 premiers restaurants arlésiens. Les restaurants louent les lunch-boxes et, au bout 4 utilisations mensuelles, cela revient moins cher au restaurateur que les plats à usage unique ! » 

 

Côté utilisateur, on mange dans un contenant en verre plutôt qu’un plat en plastique libérant des produits toxiques au contact de la chaleur. « L’application dinette.app crédite le client de 3€ par contenant. Il peut ensuite déposer sa lunch-box dans tous nos restaurants partenaires. On intègre, dans la tournée des cyclo-logisticiens, la récupération des lunch-boxes utilisées, on les lave et on les remet dans le circuit. » 

Coopérer, investir et développer ensemble

Pour encaisser les consignes, remettre les lunch-boxes aux clients et savoir où sont les lunch-boxes à récupérer, le développement d’une application était indispensable et très coûteux : « Au lieu d’investir seul, nous nous sommes regroupés au sein du collectif IMPEC qui rassemble les initiatives similaires dans une dizaine d’autres villes comme Paris, Lille, Montpellier et même La Réunion. » 

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FRANCE ACTIVE ET VOUS ?

 « France Active peut nous accompagner, et m’aider à développer le projet sur d’autres territoires. Le programme CONNEXION permet une belle énergie et donne une vision globale des solutions. Il faut absolument que les politiques s’emparent de cette énergie et de ces apporteurs de solutions pour accélérer la transition écologique. » 

ET DEMAIN ?

« Si on ne fait rien, la planète nous digèrera comme un mauvais chewing-gum : je préférerais me consacrer pleinement à mon métier de designer de solutions, mais ça ne suffit pas. Si je veux dormir sur mes deux oreilles, je dois aussi les mettre en œuvre si je veux que les choses avancent concrètement. »  


Site internet

A bénéficié

du programme

CONNEXION

A été accompagné par

France Active Provence-Alpes-Côte d’Azur

2021

LA MINI ODYSSEE POUR DEMAIN

À bord de son vélo électrique solaire, Jérôme Zindy, voyageur engagé et reporter bas carbone, est parti à la rencontre d’une vingtaine d’entrepreneurs acteurs de la transition écologique et participants au programme CONNEXION de France Active Provence-Alpes-Côte d’Azur. Accompagné de Nicolas Jahan, photographe lui aussi à vélo électrique, ils ont parcouru 370 km entre Avignon, Arles et Carpentras pour mettre en lumière ces entrepreneurs tout en réduisant eux-mêmes au maximum l’impact de ces rencontres.

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Bocal and Co – Epicerie zéro-déchet

Laurine DARME

Fondatrice de Bocal and Co

Epicerie zéro-déchet

Je ne supporte plus ces emballages, ces masques qui traînent dans nos rues et terminent en mer. L’idée avec Bocal and Co, c’est d’allier mes convictions à mon travail, de lutter concrètement contre le gaspillage alimentaire et les déchets, aider un maximum de personnes dans cette démarche zéro-déchet.


Arles – Commune de l’ACCM – Bouches-du-Rhône
Epicerie zéro-déchet

ENGAGEE PAR SES ACTIONS

Laurine Darme, 35 ans, a la solution et la rend accessible au plus grand nombre. 

« Je ne supporte plus ces emballages, ces masques qui traînent dans nos rues et terminent en mer. L’idée avec Bocal and Co, c’est d’allier mes convictions à mon travail, de lutter concrètement contre le gaspillage alimentaire et les déchets, aider un maximum de personnes dans cette démarche zéro-déchet ». 

 

Dans son épicerie parfaitement achalandée de 60m2 située au cœur d’Arles, Laurine et ses deux salariées servent 450 clients par semaine. 

LES SOLUTIONS

Éliminer les emballages à leur source

« Le zéro-déchet est une véritable démarche, un mode de consommation plus responsable, où on se sent aussi responsable de nos déchets. » Et ça marche : « je connais une famille qui a réduit ses poubelles, ou plutôt sa poubelle à 20 litres par an ! » 

 

« Cela nécessite simplement de l’anticipation et de l’organisation ». Quand un client vient pour la première fois, il peut soit utiliser des bocaux vides mis à disposition, soit venir avec ses propres contenants. « Une fois tarés, il nous suffit de scanner le pot pour connaître le poids réel des produits ». 

 

« J’ai ouvert en 2017 et en 4 ans, les filières se sont adaptées, il y a encore des efforts à faire, mais on peut de plus en plus éliminer les gros emballages en réserve. » 

Le plus dur pour la filière ?  « Lutter contre les lobbys qui œuvrent, par exemple, pour interdire les produits détergents en vrac sous prétexte que c’est dangereux. » 

Réduire l’impact du marketing pour revenir à l’essentiel

En termes d’accessibilité, « nous sommes moins chers sur de nombreux produits que dans le conventionnel. Et surtout, aller dans une boutique zéro-déchet, c’est éliminer le superflu. On a tout ce qu’il faut : des produits alimentaires, d’hygiène, d’entretiens et des cosmétiques. Ici, on ne trouve que de l’utile : 1000 produits sont proposés, mais aucun n’a la belle boîte qui donne envie. Consommer zéro-déchet, c’est revenir à l’essentiel, reprendre le pouvoir sur son alimentation et aller vers des produits plus sains ». 

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FRANCE ACTIVE ET VOUS ?

« En tant qu’entrepreneure engagée on a souvent le sentiment de se battre contre le vent, le programme CONNEXION permet de se sentir moins seule, de créer des synergies sur le territoire, de coopérer entre entreprises qui œuvrent dans le même sens : ici à Arles, Taco and Co récupère le verre, le carton et mes biodéchets par exemple ». 

ET DEMAIN ?

« J’aimerais simplement changer le monde, ni plus ni moins, ou plutôt « sauver le monde » : j’aimerais qu’il y ait de plus en plus de gens qui s’engagent à tous les niveaux dans les transitions écologiques. Cette période du Covid a été une ouverture sur un « monde d’après », je l’ai senti en magasin, on a eu plus de nouveaux clients qui ont pu prendre le temps de s’intéresser à la démarche. Tout cela n’a pas malheureusement pas duré avec la fin du télétravail. »   

 

Aujourd’hui, Laurine se bat pour pérenniser son activité, et relancer un modèle économique d’un mode de consommation qui doit trouver sa place face aux géants de la distribution. 

 


Site internet

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d’un accompagnement

DLA

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CONNEXION

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LA MINI ODYSSEE POUR DEMAIN

À bord de son vélo électrique solaire, Jérôme Zindy, voyageur engagé et reporter bas carbone, est parti à la rencontre d’une vingtaine d’entrepreneurs acteurs de la transition écologique et participants au programme CONNEXION de France Active Provence-Alpes-Côte d’Azur. Accompagné de Nicolas Jahan, photographe lui aussi à vélo électrique, ils ont parcouru 370 km entre Avignon, Arles et Carpentras pour mettre en lumière ces entrepreneurs tout en réduisant eux-mêmes au maximum l’impact de ces rencontres.

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Scop Ti : réimplanter une filière locale de plantes aromatiques

Olivier LEBERQUIER

Président du conseil d’administration de Scop Ti

Infusions origine France et thés aromatisés

Pour nous, il était essentiel de mettre les hommes et les femmes qui se sont battus, au cœur du nouveau projet.


Gémenos (Bouches du Rhône)
Infusions origine France et thés aromatisés

Olivier Leberquier a rejoint Fralib dès le début de sa carrière professionnelle. Il était technicien de maintenance jusqu’à la fermeture du site du Havre. Un conflit de 18 mois s’est alors engagé. 152 salariés se sont vu proposer un poste au moins équivalent à Gémenos dans le Sud de la France. Ils ont mené une bataille pour trouver un repreneur au Havre mais celui-ci est arrivé 2 ans après la fermeture. Il a repris très peu d’effectif et a obtenu le site à 1 Franc de l’époque symbolique.

52 personnes ont alors accepté la proposition d’Unilever d’aller travailler à Gémenos. La société a « vendu » à ces derniers qu’il s’agissait de l’usine européenne de thés parfumés pour l’ensemble de l’Europe de l’Ouest. Ils auraient du travail jusqu’à leur retraite.

Deux éléments techniques majeurs permettaient de conforter cet aspect : la ligne de coupe et l’aromatisation naturelle.

Dès 1998, ils décident d’arrêter la ligne de coupe et en 2000 l’aromatisation naturelle.

En septembre 2010, le conflit démarre à l’annonce de la fermeture du site.

Leur volonté première était de sauvegarder les emplois : ” Nous n’aurions pas fermé la porte à un repreneur tiers qui aurait conservé nos emplois et l’outil industriel. Nous avons travaillé à une solution alternative, accompagnés par des partenaires : nos experts, les collectivités locales, la Région… Nous avions plusieurs pistes : un repreneur, la Scop, la Scic en partant du principe que la dimension territoriale était un des points forts du projet (un pan entier de celui-ci repose sur la réimplantation de plantes aromatiques dans notre région). Nous avons finalement opté pour la Scop.
Scop Ti, notamment sous la marque “1336” (correspondant au nombre de jours de bataille avec Unilever), réimplante sur le territoire, une filière locale de plantes aromatiques. Pendant la lutte, Scop Ti a testé la possibilité de faire venir du tilleul de la Drôme. Il est cultivé sur place, séché par des producteurs locaux, puis conditionné chez Scop Ti. Olivier Leberquier précise : “en comparaison, le tilleul Eléphant vient d’Amérique latine, il arrive au port d’Anvers, il part en Allemagne pour être coupé et aromatisé, il passe par la Pologne pour être conditionné et il est vendu en France, car il n’est consommé qu’en France. Il s’agit d’une véritable aberration écologique. Chez Scop Ti, toutes nos infusions Bio sont ‘made in France’ ”.

Olivier Leberquier poursuit : “la lutte contre Unilever a duré 4 ans et 76 salariés sont allés jusqu’au bout. Ce temps nous a permis de peaufiner notre projet : le fonctionnement démocratique de l’entreprise, les fonds… Nous avons mis les hommes et les femmes au cœur du projet de l’entreprise. Ils font tous partis de la nouvelle équipe même si financièrement ce n’était pas la meilleure des choses à faire, cela nous paraissait inconcevable de faire autrement.

France Active nous a accompagné à travers plusieurs DLA (dispositifs locaux d’accompagnement) : dans un premier temps quand les premières difficultés sont arrivées et aujourd’hui dans un projet de rachat de terrain avec de nombreux partenaires pour créer un lieu dédié à l’ESS”.


Site internet

A bénéficié du

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Local en Bocal – Conserverie Artisanale et bio engagée

Charlotte Trossat

Fondatrice de Local en Bocal

Conserverie Artisanale et bio engagée

Je voulais créer une entreprise autour des fruits et légumes, je me suis vite aperçue que les producteurs se retrouvent contraints de jeter énormément de fruits et légumes qui ne répondent pas aux standards, mal calibrés, trop petits, trop gros, tachetés. 


Avignon – Commune du Grand Avignon – Vaucluse
Conserverie Artisanale et bio engagée

ENGAGEE PAR SES ACTIONS

En 2014, Charlotte Trossat lance Local en Bocal à partir d’un constat : « je voulais créer une entreprise autour des fruits et légumes, je me suis vite aperçue que les producteurs se retrouvent contraints de jeter énormément de fruits et légumes qui ne répondent pas aux standards, mal calibrés, trop petits, trop gros, tachetés. »

LES SOLUTIONS

Valoriser et créer de l’emploi

Aujourd’hui, Local en Bocal transforme 200 tonnes de fruits et légumes « moches » en soupes, tartinables, compotes, préparation pour apéritif et légumes cuisinés.

Une fois reçus, les fruits et légumes, tous issus de l’agriculture biologique, sont triés, lavés et découpés, ce qui nécessite de la main d’œuvre. « Ces fruits et légumes sont refusés par les industriels car ils ne peuvent être traités par les machines. On crée un nouveau débouché pour les agriculteurs qui peuvent en tirer un revenu ».

Et tant mieux si les machines n’en veulent pas, car ici, on travaille chaque légume manuellement, pour valoriser ce qui peut l’être, ce qui créé de l’emploi et remet l’humain au centre de l’activité : « On a lancé la production en 2015, aujourd’hui on emploie 20 personnes ».

Une fois cuisinés, les légumes sont conditionnés en bouteilles et bocaux puis distribués sous la propre marque de l’entreprise « A côté », ou pour le compte d’autres marques de réseaux bios.

Concilier environnement et impact social

« L’entreprenariat est un formidable moyen d’avoir une action concrète sur la société, de faire les choses différemment. Avec Local en Bocal, j’ai pu lier l’engagement environnemental tout en ayant un impact social. » 

De fil en aiguille, l’entreprise a accueilli des personnes avec des difficultés et des parcours de vie complexe. « Depuis juillet 2021, on est labellisés entreprise d’insertion, ce qui nous permet d’avoir une accompagnatrice socio-professionnelle qui les accompagne sur le plan social et personnel. »

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FRANCE ACTIVE ET VOUS ?

« France Active est un acteur majeur de la finance de l’Économie Sociale et Solidaire, on a pu obtenir des prêts à taux zéro ou des prêts garantis, c’est un véritable levier qui nous a permis d’emprunter l’argent auprès des banques. C’est aussi un réseau d’entrepreneurs autour du développement durable et des entreprises de l’ESS, l’occasion d’échanger et de travailler ensemble. »

ET DEMAIN ?

« Je souhaite continuer de montrer qu’on peut être rentable économiquement tout en ayant un objet social et environnemental. »


Site internet

A bénéficié

d’un accompagnement

CEDRE

du programme

CONNEXION

d’un financement de

75 000€

A été accompagné par

France Active Provence-Alpes-Côte d’Azur

En 2018 et 2021

LA MINI ODYSSEE POUR DEMAIN

À bord de son vélo électrique solaire, Jérôme Zindy, voyageur engagé et reporter bas carbone, est parti à la rencontre d’une vingtaine d’entrepreneurs acteurs de la transition écologique et participants au programme CONNEXION de France Active Provence-Alpes-Côte d’Azur. Accompagné de Nicolas Jahan, photographe lui aussi à vélo électrique, ils ont parcouru 370 km entre Avignon, Arles et Carpentras pour mettre en lumière ces entrepreneurs tout en réduisant eux-mêmes au maximum l’impact de ces rencontres.

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Les Simones du covoiturage sur l’agglomération d’Arles

Julie Lallement et Amandine Folcher

Fondatrices des Simones

Covoiturage sur l’agglomération d’Arles

Le covoiturage longue distance fonctionne très bien, mais en zone rurale ce n’est absolument pas acquis, les bénéfices financiers pour un court trajet sont faibles à première vue. Tout l’intérêt des Simones, en plus de la plateforme de mise en relation, c’est le volet d’étude et d’animation dans les entreprises 


Arles – Commune de l’ACCM – Bouches-du-Rhône
Covoiturage maison/travail

Pour atteindre les objectifs de neutralité carbone, le gouvernement compte passer de 900 000 à 3 millions de covoiturages sur les trajets domicile-travail quotidiens d’ici à 2024. A l’instar des stratégies nationales, Les Simones agissent sur le terrain pour promouvoir et développer une pratique logique, source de nombreux bénéfices pour les covoitureurs et pour l’environnement.

ENGAGE PAR LEUR ACTIVITE

Arles est la commune la plus étalée de France, difficile donc de développer un réseau de transport en commun à haute fréquence et de se passer de voiture pour les habitants éloignés dans les périphéries : « Notre initiative part du constat que rien n’est fait pour encourager le covoiturage sur le territoire, alors qu’on croise souvent les mêmes voitures à la même heure, il y a un énorme potentiel et c’est une solution parfaitement adaptée à l’environnement local. »

LES SOLUTIONS

Développer le covoiturage courte-distance

Lorsqu’on évoque le covoiturage, on pense immédiatement à Blablacar et sa success story sur les trajets longues distances : « ce n’est pas du tout le même travail. Le covoiturage longue distance fonctionne très bien, mais en zone rurale ce n’est absolument pas acquis, les bénéfices financiers pour un court trajet sont faibles à première vue. Tout l’intérêt des Simones, en plus de la plateforme de mise en relation, c’est le volet d’étude et d’animation dans les entreprises ».

Car c’est ça, la force des Simones : aller directement là où le potentiel est élevé pour sensibiliser, parfois dès 6h du matin, sur les parkings, en montrant par les chiffres que tout le monde a tout intérêt à covoiturer. « Parfois les gens nous disent qu’ils se suivent depuis des années du même lotissement jusqu’à leur lieu de travail ! On est intervenu sur l’hôpital d’Arles qui compte 1200 salariés : depuis, 140 personnes vont mutualiser leurs trajets. Une fois qu’une plateforme est mise en place en interne et que les barrières sont levées, on peut miser sur 10 à 12 % d’utilisation ! »

Sortir de l’autosolisme gourmand en ressources et qui pèse sur le revenu des ménages

« La culture de la voiture est très forte sur notre territoire, on compte 2,5 véhicules par foyer ». Pourtant, cela pèse sur le revenu des ménages avec 17 à 22 % du budget consacré à la voiture : entretien, carburant, assurance… Selon les études, si on intègre la décote, le coût annuel moyen atteint plus de 6000 euros par voiture, soit 500 euros par mois.

Se passer d’un véhicule, c’est donc réduire ses frais et redonner du pouvoir d’achat : « Le problème, c’est que la voiture est aussi un fort facteur d’inclusion sociale, 1 emploi sur 4 est refusé en France pour cause de mobilité. Développer le covoiturage, c’est donc non seulement réduire le nombre de voiture par foyer mais aussi optimiser les trajets existants et rendre la mobilité plus accessible. »

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FRANCE ACTIVE ET VOUS ?

« Le programme CONNEXION est une initiative très intéressante car il rassemble plusieurs acteurs autour de la table. On peut ainsi coordonner des actions, voir ce que les autres font, et s’unir pour faire passer nos messages. Ce programme doit poursuivre et aller plus loin en intégrant les collectivités et les décideurs. »

Les Simones ont également bénéficié d’une prime Urgenc’ESS de 5000€ en 2021.

ET DEMAIN ?

« Plusieurs bonnes nouvelles vont dans le sens de nos actions : la Loi d’Orientation des Mobilités (LOM) qui pousse pour de nouvelles formes de mobilités, et le forfait Mobilité Durable qui permet à chacun de toucher jusqu’à 400 euros d’indemnité par an en utilisant des moyens de transports partagés ou le vélo. Localement, les choses bougent aussi, on va avancer avec Barbentane, c’est la première commune du Pays d’Arles qui veut développer le covoiturage, et c’est très encourageant ! »


Site internet

A bénéficié

d’une Prime Urgenc’ESS

5 000€

du programme

CONNEXION

A été accompagné par

France Active Provence-Alpes-Côte d’Azur

2021

LA MINI ODYSSEE POUR DEMAIN

À bord de son vélo électrique solaire, Jérôme Zindy, voyageur engagé et reporter bas carbone, est parti à la rencontre d’une vingtaine d’entrepreneurs acteurs de la transition écologique et participants au programme CONNEXION de France Active Provence-Alpes-Côte d’Azur. Accompagné de Nicolas Jahan, photographe lui aussi à vélo électrique, ils ont parcouru 370 km entre Avignon, Arles et Carpentras pour mettre en lumière ces entrepreneurs tout en réduisant eux-mêmes au maximum l’impact de ces rencontres.

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Un métier rare pour lutter contre la surconsommation et conserver l’emploi localement

Amélie RICARD

Gérante de Maison 1909

Fabrication artisanale de rideaux et autres créations en perles de buis

Mon grand-père était le plus grand fabricant dans le Vaucluse mais c’était loin d’être le seul. On est les derniers en France à avoir ce savoir-faire, ce n’est pas normal. J’aimerais qu’on relocalise et qu’on conserve nos savoir-faire et nos emplois ! 


Montfavet – Commune du Grand Avignon – Vaucluse (84)
Création artisanale

Amélie Ricard est « façonneuse de rideaux en bois de buis ». Avec ce métier rare et passeur d’un véritable savoir-faire, Amélie lutte à sa façon contre la surconsommation et pour conserver l’emploi localement.

ENGAGE PAR SES ACTIONS

Amélie Ricard est la 4ème génération de l’entreprise familiale Maison 1909 créée cette année là par son grand-père : « les rideaux en bois de buis étaient recherchés dans les mas comme barrières aux insectes, pour filtrer la lumière et servaient de sonnettes grâce à leur sonorité particulière »
Tout le monde a déjà vu ses rideaux de bois qui traversent le temps, mais peu savent vraiment comment ils sont fabriqués : « Le buis provient de France, il est façonné en perles de forme oblongue. Un rideau de 2m2 peut prendre jusqu’à une semaine de travail pour assembler, par des gestes précis, les 5000 à 5500 perles nécessaires. »

LES SOLUTIONS

Redonner de la valeur à nos objets

Ce savoir-faire, Amélie le transmet à ses 6 employées : « Il n’y a aucune école, il faut 7 à 8 ans de formation pour être totalement autonome ».

A sa façon, Amélie lutte contre la surconsommation et interroge sur nos rapports aux objets : « On ne se rend pas compte de la consommation qu’on a, la plupart des objets n’ont plus aucune valeur. Nos rideaux ont un coût, mais ils traversent les époques et les générations, on ne les jette pas, ils ont une histoire, on vient aussi ici pour les restaurer. »

Réduire l’impact de son activité

« Pour réduire son impact, il faut optimiser les transports et les livraisons, ça veut dire qu’il faut accepter d’aller à contre-courant de ce qui se fait aujourd’hui en rallongeant les délais d’approvisionnement et donc de livraison. France Active PACA et le dispositif CEDRE[1] m’ont aidé à quantifier mon impact, mettre le doigt sur nos consommations et voir quelles seraient les solutions à mettre en œuvre. J’aimerai aller plus loin sur l’isolation de l’atelier et l’installation de panneaux photovoltaïques, je suis en train de voir avec le propriétaire pour acquérir les locaux et pouvoir aller au bout de ce projet. »

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FRANCE ACTIVE ET VOUS ?

« France Active PACA m’a permis de faire un point sur ma société à un instant T, voir quels sont les leviers d’améliorations. Ce sont des experts, qui vont pouvoir analyser et travailler sur la chaîne de valeur. On ne serait jamais allés aussi loin si on n’avait pas été accompagné. Ça permet d’identifier les pistes, de les traduire en coût économique et de formaliser l’engagement. »

ET DEMAIN ?

« Mon grand-père était le plus grand fabricant dans le Vaucluse mais c’était loin d’être le seul. On est les derniers en France à avoir ce savoir-faire, ce n’est pas normal. J’aimerais qu’on relocalise et qu’on conserve nos savoir-faire et nos emplois ! »

[1] Contrat pour l’emploi et le développement responsable des entreprises. Dispositif porté par la Région Sud et qui vise à accompagner les TPE et PME en développement qui souhaitent s’engager dans la structuration d’une démarche de Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) et de transition écologique. France Active PACA en assure l’instruction des dossiers et un accompagnement économique et financier.


Site internet

A bénéficié

d’un accompagnement

CEDRE

du programme

CONNEXION

A été accompagné par

France Active Provence-Alpes-Côte d’Azur

2021

LA MINI ODYSSEE POUR DEMAIN

À bord de son vélo électrique solaire, Jérôme Zindy, voyageur engagé et reporter bas carbone, est parti à la rencontre d’une vingtaine d’entrepreneurs acteurs de la transition écologique et participants au programme CONNEXION de France Active Provence-Alpes-Côte d’Azur. Accompagné de Nicolas Jahan, photographe lui aussi à vélo électrique, ils ont parcouru 370 km entre Avignon, Arles et Carpentras pour mettre en lumière ces entrepreneurs tout en réduisant eux-mêmes au maximum l’impact de ces rencontres.

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La cyclo-logistique une solution clé de la transition écologique

Raphaël TROUILLER

Fondateur de La Roue Tourne

Entreprise de cyclo-logistique

La cyclo-logistique est clairement une solution clé de la transition écologique : une étude a récemment prouvé qu’elle permet de diviser par 12 les émissions de GES en zone urbaine. 


Avignon – Commune du Grand Avignon – Vaucluse
Entreprise de cyclo-logistique

ENGAGE PAR SES ACTIONS

Raphaël Trouiller lance « La Roue Tourne » en 2020, une entreprise de cyclo-logistique qui livre, dans un rayon de 10 km autour d’Avignon : bières, vins, chocolats, fleurs, matériaux de rénovations… Une fois équipés d’une remorque, ses 4 vélos-cargos peuvent chacun transporter jusqu’à 250 kg et 2m3 de marchandises.

LES SOLUTIONS

Optimiser les flux en rapprochant les produits des zones denses

« La livraison à vélo est inséparable de la logistique » : livrer « le dernier kilomètre » à vélo nécessite de « relocaliser » la chaîne logistique au plus proche des points de livraison.

 

« Par exemple, pour éviter des allers-retours inutiles, mon client dans le vin me livre par camion en une fois plusieurs palettes de vin : nous les stockons et à sa demande, livrons par carton au fur et à mesure des commandes des restaurants. Le viticulteur gagne en flexibilité car on peut livrer en 24h maximum et en coût de transport car cela évite des allers-retours inutiles. C’est aussi un tout autre service : on recrée du sens pour le livreur qui reste en bonne forme physique, qui ne subit pas le stress des bouchons et qui a un rapport très positif avec le client final : c’est aussi un excellent argument pour les entreprises. »

Travailler sur l’efficacité énergétique de son lieu de stockage

Raphaël vise également la livraison de produits frais : « Nous avons 140 m2 de surfaces pour nos bureaux et le stockage de produits. L’objectif est de récupérer 90m2 supplémentaires et d’installer une chambre froide pour pouvoir traiter le frais que l’on peut transporter sur les vélos avec des contenants isothermes spéciaux. Nous travaillerons également sur l’isolation des locaux, on peut faire mieux, mais ce sont des investissements lourds qu’on ne pourra faire qu’une fois l’activité solidement ancrée. »

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FRANCE ACTIVE ET VOUS ?

« Le programme CONNEXION est essentiel, car il me permet de poursuivre ma sensibilisation à la transition écologique, découvrir les outils concrets pour la mettre en œuvre, mais aussi bénéficier d’une véritable dynamique en rencontrant d’autres acteurs engagés. »

ET DEMAIN ?

« J’ai 3 enfants qui se posent la question d’avoir eux-mêmes des enfants. Ça pose question, il faut qu’on change vite de paradigme. J’aimerais que chacun à son niveau prenne conscience et passe à l’action, que les grosses entreprises et les Etats amorcent un mouvement car il y a une urgence à changer les choses. »

[1] Gaz à effet de serre


Site internet

A bénéficié

d’une garantie sur prêt bancaire à

70%

du programme

CONNEXION

A été accompagné par

France Active Provence-Alpes-Côte d’Azur

En 2021

LA MINI ODYSSEE POUR DEMAIN

À bord de son vélo électrique solaire, Jérôme Zindy, voyageur engagé et reporter bas carbone, est parti à la rencontre d’une vingtaine d’entrepreneurs acteurs de la transition écologique et participants au programme CONNEXION de France Active Provence-Alpes-Côte d’Azur. Accompagné de Nicolas Jahan, photographe lui aussi à vélo électrique, ils ont parcouru 370 km entre Avignon, Arles et Carpentras pour mettre en lumière ces entrepreneurs tout en réduisant eux-mêmes au maximum l’impact de ces rencontres.

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