Les Simones du covoiturage sur l’agglomération d’Arles

Julie Lallement et Amandine Folcher

Fondatrices des Simones

Covoiturage sur l’agglomération d’Arles

Le covoiturage longue distance fonctionne très bien, mais en zone rurale ce n’est absolument pas acquis, les bénéfices financiers pour un court trajet sont faibles à première vue. Tout l’intérêt des Simones, en plus de la plateforme de mise en relation, c’est le volet d’étude et d’animation dans les entreprises 


Arles – Commune de l’ACCM – Bouches-du-Rhône
Covoiturage maison/travail

Pour atteindre les objectifs de neutralité carbone, le gouvernement compte passer de 900 000 à 3 millions de covoiturages sur les trajets domicile-travail quotidiens d’ici à 2024. A l’instar des stratégies nationales, Les Simones agissent sur le terrain pour promouvoir et développer une pratique logique, source de nombreux bénéfices pour les covoitureurs et pour l’environnement.

ENGAGE PAR LEUR ACTIVITE

Arles est la commune la plus étalée de France, difficile donc de développer un réseau de transport en commun à haute fréquence et de se passer de voiture pour les habitants éloignés dans les périphéries : « Notre initiative part du constat que rien n’est fait pour encourager le covoiturage sur le territoire, alors qu’on croise souvent les mêmes voitures à la même heure, il y a un énorme potentiel et c’est une solution parfaitement adaptée à l’environnement local. »

LES SOLUTIONS

Développer le covoiturage courte-distance

Lorsqu’on évoque le covoiturage, on pense immédiatement à Blablacar et sa success story sur les trajets longues distances : « ce n’est pas du tout le même travail. Le covoiturage longue distance fonctionne très bien, mais en zone rurale ce n’est absolument pas acquis, les bénéfices financiers pour un court trajet sont faibles à première vue. Tout l’intérêt des Simones, en plus de la plateforme de mise en relation, c’est le volet d’étude et d’animation dans les entreprises ».

Car c’est ça, la force des Simones : aller directement là où le potentiel est élevé pour sensibiliser, parfois dès 6h du matin, sur les parkings, en montrant par les chiffres que tout le monde a tout intérêt à covoiturer. « Parfois les gens nous disent qu’ils se suivent depuis des années du même lotissement jusqu’à leur lieu de travail ! On est intervenu sur l’hôpital d’Arles qui compte 1200 salariés : depuis, 140 personnes vont mutualiser leurs trajets. Une fois qu’une plateforme est mise en place en interne et que les barrières sont levées, on peut miser sur 10 à 12 % d’utilisation ! »

Sortir de l’autosolisme gourmand en ressources et qui pèse sur le revenu des ménages

« La culture de la voiture est très forte sur notre territoire, on compte 2,5 véhicules par foyer ». Pourtant, cela pèse sur le revenu des ménages avec 17 à 22 % du budget consacré à la voiture : entretien, carburant, assurance… Selon les études, si on intègre la décote, le coût annuel moyen atteint plus de 6000 euros par voiture, soit 500 euros par mois.

Se passer d’un véhicule, c’est donc réduire ses frais et redonner du pouvoir d’achat : « Le problème, c’est que la voiture est aussi un fort facteur d’inclusion sociale, 1 emploi sur 4 est refusé en France pour cause de mobilité. Développer le covoiturage, c’est donc non seulement réduire le nombre de voiture par foyer mais aussi optimiser les trajets existants et rendre la mobilité plus accessible. »

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FRANCE ACTIVE ET VOUS ?

« Le programme CONNEXION est une initiative très intéressante car il rassemble plusieurs acteurs autour de la table. On peut ainsi coordonner des actions, voir ce que les autres font, et s’unir pour faire passer nos messages. Ce programme doit poursuivre et aller plus loin en intégrant les collectivités et les décideurs. »

Les Simones ont également bénéficié d’une prime Urgenc’ESS de 5000€ en 2021.

ET DEMAIN ?

« Plusieurs bonnes nouvelles vont dans le sens de nos actions : la Loi d’Orientation des Mobilités (LOM) qui pousse pour de nouvelles formes de mobilités, et le forfait Mobilité Durable qui permet à chacun de toucher jusqu’à 400 euros d’indemnité par an en utilisant des moyens de transports partagés ou le vélo. Localement, les choses bougent aussi, on va avancer avec Barbentane, c’est la première commune du Pays d’Arles qui veut développer le covoiturage, et c’est très encourageant ! »


Site internet

A bénéficié

d’une Prime Urgenc’ESS

5 000€

du programme

CONNEXION

A été accompagné par

France Active Provence-Alpes-Côte d’Azur

2021

LA MINI ODYSSEE POUR DEMAIN

À bord de son vélo électrique solaire, Jérôme Zindy, voyageur engagé et reporter bas carbone, est parti à la rencontre d’une vingtaine d’entrepreneurs acteurs de la transition écologique et participants au programme CONNEXION de France Active Provence-Alpes-Côte d’Azur. Accompagné de Nicolas Jahan, photographe lui aussi à vélo électrique, ils ont parcouru 370 km entre Avignon, Arles et Carpentras pour mettre en lumière ces entrepreneurs tout en réduisant eux-mêmes au maximum l’impact de ces rencontres.

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Le magasin Biocoop de Carpentras, un des plus importants de France !

Jean-Michel LEGROS

Directeur du Biocoop L’Auzonne

Magasin bio et local

Biocoop est une coopérative qui appartient à ses sociétaires, gérants de magasin, associations et salariés du réseau : on n’a pas besoin de rémunérer des actionnaires, ce qui permet de réinvestir les excédents pour soutenir l’agriculture biologique 


Carpentras – Commune de la CoVe – Vaucluse
Magasin bio et local

L’association L’Auzonne est née d’une idée précurseur : celle de rendre l’agriculture biologique et paysanne accessible au plus grand nombre. En 1984, elle ouvre à Carpentras l’un des magasins fondateurs du réseau Biocoop. Aujourd’hui, le réseau est leader français de la distribution des produits bio avec 33 % des parts de marché et 750 magasins. Preuve que d’autres modèles de gouvernance au service des « consomm’acteurs », des producteurs bios et des salariés fonctionnent.

ENGAGE PAR SES ACTIVITES

Le magasin Biocoop de Carpentras fait partie des plus importants de France : un pari gagnant, non seulement en termes d’alimentation biologique, mais aussi en termes de gouvernance coopérative : « Biocoop est une coopérative qui appartient à ses sociétaires, gérants de magasin, associations et salariés du réseau : on n’a pas besoin de rémunérer des actionnaires, ce qui permet de réinvestir les excédents pour soutenir l’agriculture biologique ».

Jean-Michel Legros, directeur du Biocoop L’Auzonne, s’apprête à prendre la direction de l’association du même nom avec plusieurs projets en développement pour soutenir la transition écologique locale.

LES SOLUTIONS

Travailler à réduire l’impact environnemental de la distribution de produits bios

Au niveau énergétique, « Biocoop a choisi ENERCOOP, fournisseur d’énergie locale et citoyenne, et se dote de poids-lourds qui roulent au bioGNV[1] ».

Biocoop poursuit également ses efforts pour lutter contre les emballages : « Les plastiques sont déjà issus d’alternatives comme l’amidon de maïs, mais on s’apprête à vivre une véritable révolution dans nos magasins : d’ici 2025, 50 % de la proposition commerciale, soit la moitié des produits proposés, devra être disponible en vrac ! »

La consigne aussi est relancée : « Ici à Carpentras, on travaille avec France Active PACA, la CoVe[2], l’association L’Incassable[3] et l’AOC Ventoux  pour créer une filière locale de laveurs pour rendre possible la consigne au niveau local de nos vins, bières, jus de fruits, etc. »

Des projets en local portés par l’association

Aujourd’hui le magasin fonctionne bien, ce qui permet à l’association de s’investir sur plusieurs projets. Le plus ambitieux ? La création à venir d’un tiers-lieu pour accompagner la transition écologique et agricole : ce sera un lieu d’informations, d’échanges et de partage de pratiques. D’un côté, des conférences, de l’autre, un terrain d’expérimentation pour aller vers l’autonomie alimentaire. « Avoir un potager c’est un acte politique » disait Pierre Rabhi. Ici, les maraîchers en formation et citoyens pourront disposer gratuitement d’un morceau de terre, d’outils et d’eau pour pouvoir cultiver ».

D’autres projets sont portés par l’association : « nous allons aider l’épicerie sociale et solidaire Oxygène à Carpentras en les dotant d’un meuble vrac alimentaire qu’on alimentera sous forme de dons, et donner des conseils en alimentation et en nutrition sous forme d’ateliers pour apprendre à cuisiner « zéro-déchets » dans un budget maîtrisé. »

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FRANCE ACTIVE ET VOUS ?

« Le programme CONNEXION m’a permis de trouver des appuis pour lancer les projets de l’association et intégrer un réseau : cela m’a aidé à créer des liens avec la collectivité et les acteurs engagés du territoire et de bénéficier du Dispositif Local d’Accompagnement.

Après une étape de diagnostic menée par France Active PACA pour problématiser nos enjeux et définir un plan d’accompagnement, une consultante externe, ingénieure en agronomie, va nous aider à développer nos projets associatifs et leur attractivité.  

Je n’aurais pas pu rêver mieux que ça ! ».

ET DEMAIN ?

« Pour accélérer cette transition écologique, il est important de reprendre nos capacités de décision : notre bulletin de vote, il est aussi dans notre capacité d’acheter, nous votons en achetant des produits qui sont locaux, fabriqués par des humains, qui sont à côté de chez nous, qui nous permettent d’avoir un approvisionnement de qualité et qui fait vivre une économie locale. Il faut aussi qu’on retrouve le sens du collectif, qu’on œuvre ensemble pour le bien de l’humanité »

[1] Le Bio Gaz Naturel pour Véhicules est l’utilisation du gaz naturel issu de la méthanisation (biométhane) comme un carburant de substitution au diesel ou à l’essence.

[2] Communauté d’agglomération Ventoux Comtat Venaissin

[3] https://lincassable.com/


Site internet

A bénéficié

d’un accompagnement

DLA

du programme

CONNEXION

A été accompagné par

France Active Provence-Alpes-Côte d’Azur

En 2021

LA MINI ODYSSEE POUR DEMAIN

À bord de son vélo électrique solaire, Jérôme Zindy, voyageur engagé et reporter bas carbone, est parti à la rencontre d’une vingtaine d’entrepreneurs acteurs de la transition écologique et participants au programme CONNEXION de France Active Provence-Alpes-Côte d’Azur. Accompagné de Nicolas Jahan, photographe lui aussi à vélo électrique, ils ont parcouru 370 km entre Avignon, Arles et Carpentras pour mettre en lumière ces entrepreneurs tout en réduisant eux-mêmes au maximum l’impact de ces rencontres.

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Une production bio pour un impact à zéro

Sylvie Duplan & Yannick Ducamp

Pépiniéristes de Duplan de Provence

Pépinière de jeunes plants en mottes de plantes à parfum aromatiques et médicinales

Je souhaiterai que les gens prennent conscience que ce qu’on fait aujourd’hui, de ce qui a été fait par le passé et de ce qu’on va laisser au futur. Qu’on arrête de produire au bout du monde du monde avec de la main d’œuvre exploitée et faire venir des produits qu’on peut faire ici en France. On peut faire différemment, on peut arrêter de surconsommer, il suffit de revenir aux choses simples. 


Carpentras – Commune de la CoVe – Vaucluse
Pépinière de jeunes plants en mottes de plantes à parfum aromatiques et médicinales

Les mains constamment dans la terre, Sylvie Duplan et Yannick Ducamp veulent exercer leur activité en réduisant au maximum leur impact sur l’environnement et les hommes. En plus de produire en agriculture biologique, le couple d’associés prévoit d’investir pour réduire leur consommation d’eau et sortir des énergies fossiles.

ENGAGES PAR LEURS ACTIONS

Sylvie et Yannick sont producteurs de plantes à parfum aromatiques et médicinales (PPAM). Sur 5000 m2 de surface de culture, le couple produit 1,5 millions de jeunes plans en mottes destinés aux professionnels qui les cultiverons en pot ou en pleine terre pour poursuivre leur croissance. 4 personnes y travaillent à l’année, jusqu’à 8 en saison, pour planter ou bouturer plusieurs dizaines de variétés : estragon, verveine citronnelle, lavande ou encore des immortelles, dont beaucoup serviront à la production d’huiles essentielles ou à l’herboristerie.

LES SOLUTIONS

Prévenir pour éviter de guérir

Produire en agriculture biologique demande anticipation et observation : « 3 axes sont nécessaires : gérer le climat des serres, utiliser en préventif, donc à faible dose, des traitements comme le cuivre ou le souffre pour lutter contre les maladies et lutter contre les « nuisibles » grâce à des insectes auxiliaires. »

Yannick soulève avec patience et minutie les micro-feuilles des plans suivis en permanence : « Par exemple, on utilise des micro-guêpes qui vont nous permettre d’éliminer le puceron. »

Sortir des énergies fossiles et éliminer les rebuts de l’agriculture locale

Les serres ont besoin de 5 à 6 mois de chauffage : « Notre chaudière est alimentée par les énergies fossiles, notre objectif est d’investir dans une chaudière bois pour utiliser les rebuts de l’agriculture locale, notamment les pains de coco utilisés massivement pour produire en hors sol. » Le pain de coco est constitué de fibres de coco emballées dans du plastique et est utilisé pour produire un substrat en y ajoutant engrais et solutions nutritives.

 

« Le problème, c’est qu’il n’y a aucune filière pour récupérer ces déchets de l’agriculture, on a en a des quantités énormes laissées par l’ancien propriétaire, et on peut en récupérer en local. Aujourd’hui, c’est soit enterré, soit brûlé. Quitte à ce que ce soit brûlé autant que ça serve à produire de la chaleur pour nos serres. Je préfère créer un emploi à mi-temps pour retirer le plastique des pains de coco et alimenter la chaudière que de donner cet argent à un groupe pétrolier ».

Réduire la consommation en eau

Autre projet des deux producteurs, réduire la consommation d’eau nécessaire à la croissance des jeunes plants : « en installant 4 chariots d’arrosage automatiques pour couvrir 1500 m2, on économisera 20 à 30 % d’eau avec une qualité d’arrosage supérieure. Ce sera également un énorme gain de temps, d’énergie et de confort dans nos conditions de travail ».

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FRANCE ACTIVE ET VOUS ?

« Le programme CONNEXION est important, ça fait du bien de rencontrer d’autres acteurs qui s’engagent, cela nous permet de se sentir moins seuls, de partager notre expérience et de montrer que l’on peut produire de la qualité avec des pratiques moins impactantes. Ce serait bien plus simple de produire en « agriculture conventionnelle », mais en produisant en bio nous savons que l’on impacte au minimum. »

ET DEMAIN ?

« Je souhaiterai que les gens prennent conscience que ce qu’on fait aujourd’hui, de ce qui a été fait par le passé et de ce qu’on va laisser au futur. Qu’on arrête de produire au bout du monde du monde avec de la main d’œuvre exploitée et faire venir des produits qu’on peut faire ici en France. On peut faire différemment, on peut arrêter de surconsommer, il suffit de revenir aux choses simples. »


Site internet

A bénéficié

du programme

CONNEXION

A été accompagné par

France Active Provence-Alpes-Côte d’Azur

2021

LA MINI ODYSSEE POUR DEMAIN

À bord de son vélo électrique solaire, Jérôme Zindy, voyageur engagé et reporter bas carbone, est parti à la rencontre d’une vingtaine d’entrepreneurs acteurs de la transition écologique et participants au programme CONNEXION de France Active Provence-Alpes-Côte d’Azur. Accompagné de Nicolas Jahan, photographe lui aussi à vélo électrique, ils ont parcouru 370 km entre Avignon, Arles et Carpentras pour mettre en lumière ces entrepreneurs tout en réduisant eux-mêmes au maximum l’impact de ces rencontres.

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Bien dormir avec son vélo

Olivier BROCHERY

Dirigeant de Bed & Bike

Hébergement pour cyclosportifs et cyclotouristes

Avant, je travaillais en tant que chargé d’organisation événementielle. En 2016, j’ai voulu être mon propre patron en lien avec ma passion pour rencontrer d’autres cyclistes, partager, et revenir au réel. 


Bien dormir avec son vélo

Venasque – Commune de la CoVe – Vaucluse
Hébergement touristique

D’après l’ADEME[1], en France « 43 % des consommations énergétiques finales sont liées aux secteurs résidentiels et tertiaires, ce qui représente 16,5 % du total des émissions de GES[2] en 2015. Pour atteindre les objectifs de division par 4 des émissions de GES en France d’ici 2050 et pour prendre en compte la forte exposition des bâtiments aux événements climatiques extrêmes, de nouvelles pratiques doivent émerger pour une meilleure performance énergétique : la mise en œuvre de systèmes de chauffage performants et peu émetteurs de GES ainsi que la production d’énergies renouvelables. »[3]

Avec son hébergement Bed and Bike, Olivier Brochery a déployé un certain nombre de solutions qui répondent déjà à ces objectifs.

ENGAGE PAR SES ACTIONS

Olivier Brochery est hébergeur dédié aux cyclo-sportifs et cyclotouristes, à Venasque, au pied du Mont Ventoux. « Avant, je travaillais en tant que chargé d’organisation événementielle. En 2016, j’ai voulu être mon propre patron en lien avec ma passion pour rencontrer d’autres cyclistes, partager, et revenir au réel. »

Acteur d’un tourisme plus durable, Olivier a fait construire un bâtiment de 300 m2 offrant 22 couchages. Un lieu d’accueil qu’il a voulu la plus sobre possible en énergie : un surcoût non négligeable à la construction mais permettant de réduire les coûts de fonctionnement dans un environnement soumis à de fortes contraintes climatiques.

De -7°C lors de cette interview, Carpentras a fait la une des médias en 2019 avec un record de chaleur à 44,3 °C !

LES SOLUTIONS

Mieux isoler et optimiser la production pour économiser l’énergie

Pour disposer d’un bâtiment le plus sobre possible en énergie, Olivier Brochery a fait des choix audacieux à la construction : « Le bâtiment est en ossature bois, avec une isolation renforcée bien au-delà de ce qu’impose la RT 2012[4]. La principale consommation en électricité d’un foyer provient de l’eau-chaude : avec 22 couchages, ça en fait des douches ! J’ai donc choisi un chauffe-eau solaire avec une capacité de 750 litres, ce qui est largement suffisant et fonctionne parfaitement dans la région. »

Autre point clé, gagner en efficience sur le chauffage et la climatisation : « une pompe à chaleur a un coefficient de performance de 4kw/h de chauffage pour 1 kWh consommé, c’est 4 fois plus performant qu’un chauffage traditionnel. »

Rendre les solutions accessibles financièrement pour pouvoir aller plus loin

« Pour financer ce projet, j’ai vendu mes biens immobiliers, j’ai tout financé moi-même. Sans contraintes budgétaires, j’aurais voulu aller plus loin : un toit végétalisé aurait permis une isolation supplémentaire et créé un puit de biodiversité. J’aurais aussi voulu investir dans une installation solaire pour produire de l’énergie, mais même si on l’amortit sur le long terme, il faut quand même avoir la capacité d’investissement au départ. Le chauffe-eau solaire par exemple, c’est 10 fois le coût d’un chauffe-eau classique, alors forcément j’ai dû faire des choix. »

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FRANCE ACTIVE ET VOUS ?

« J’ai participé au programme CONNEXION pour présenter ma démarche et les choix que j’ai pu faire pour mon hébergement : j’espère que ça inspirera les autres chefs d’entreprises et que ça leur donnera des idées pour leurs propres développements. »

ET DEMAIN ?

« Je pense qu’on a besoin de revenir à l’essentiel, sortir de la surconsommation, de se reconnecter à la nature, de retrouver du bon sens : je crois au retour au local, c’est aberrant d’aller acheter des produits qui font le tour de la planète. »

[1] Agence de la transition écologique

[2] Gaz à effet de serre

[3] Source : https://www.territoires-climat.ademe.fr/ressource/342-123

[4] Chaque construction neuve doit respecter un certain niveau de performance énergétique. Ces performances sont inscrites dans la réglementation thermique, RT2012, qui fixe des exigences de résultats en matière de conception du bâtiment, de confort et de consommation d’énergie ainsi que des exigences de moyens.


Site internet

A bénéficié

du programme

CONNEXION

A été accompagné par

France Active Provence-Alpes-Côte d’Azur

En 2021

LA MINI ODYSSEE POUR DEMAIN

À bord de son vélo électrique solaire, Jérôme Zindy, voyageur engagé et reporter bas carbone, est parti à la rencontre d’une vingtaine d’entrepreneurs acteurs de la transition écologique et participants au programme CONNEXION de France Active Provence-Alpes-Côte d’Azur. Accompagné de Nicolas Jahan, photographe lui aussi à vélo électrique, ils ont parcouru 370 km entre Avignon, Arles et Carpentras pour mettre en lumière ces entrepreneurs tout en réduisant eux-mêmes au maximum l’impact de ces rencontres.

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Ouvrir la voie à de nouvelles pratiques dans le secteur de l’aménagement paysager

Quentin LEFAUCHEUX

Dirigeant de SOLEV

Entreprise d’Espace Verts

Il faut viser un maximum de simplicité dans nos créations en observant et en se rapprochant de la façon dont les choses se font dans la nature. La nature est merveilleuse, nous devons apprendre à faire avec. 


Carpentras – Commune de la CoVe – Vaucluse
Gestion d’Espaces verts

ENGAGE PAR SES ACTIONS

Quentin Lefaucheux est dirigeant de SOLEV, entreprise d’espaces verts basée à Carpentras qu’il fonde en 2007 : « Je vendais des produits phytosanitaires jusqu’à me rendre compte que ce n’est pas en rapport avec mes valeurs, j’ai voulu racheter une entreprise en relation avec mon savoir-faire, ma passion et mes études. »

Aujourd’hui, l’entreprise emploie 40 salariés dont 3 en insertion[1]. Ensemble, ils conçoivent, réalisent et entretiennent des aménagements paysagers. En cherchant à éco-concevoir les projets et en limitant l’entretien et la consommation d’eau, l’entreprise ouvre la voie à de nouvelles pratiques dans le secteur.

 

« Mon déclic, c’est le film Demain réalisé par Cyril Dion et Mélanie Laurent : il n’accable pas, il montre des choses qui marchent et j’ai compris que je pouvais jouer mon rôle. J’avais d’ailleurs invité 50 entrepreneurs de la région pour leur montrer ce film, les faire réagir et les engager à leurs niveaux. On ne mesure pas l’impact de ce genre de film et de ce qu’on fait, mais je vois des confrères qui voient le résultat de nouvelles pratiques et qui les changent également ».

LES SOLUTIONS

Eco-concevoir les projets, lutter contre l’artificialisation et sensibiliser pour changer les pratiques

 

Les espaces verts « conventionnels » sont gourmands en eau, en produits phytosanitaires et nécessitent de l’entretien, donc l’utilisation d’outils thermiques émetteurs de GES[2].

« Avec SOLEV, on réduit l’impact des espaces verts eux-mêmes. En moyenne, grâce à l’utilisation des espèces adaptées, on se passe totalement des produits phytosanitaires et on réduit par 5 la consommation d’eau. Par exemple, on a converti 5000 m2 de pelouse en « prairies sèches » constituées de mélanges d’espèces qui se complètent en fonction des saisons. Résultat ? Plus besoin d’arrosage, et on est passé de 15 à 3 tontes par an. »

Recycler les déchets pour en faire de nouveaux outils et sensibiliser

Par un travail de sensibilisation, Quentin Lefaucheux parvient à changer les pratiques de ses clients pour les rendre moins impactantes : « On lutte contre l’artificialisation des sols en rendant les parkings perméables ». Comme l’activité est également consommatrice de plastiques, l’entrepreneur engagé a trouvé le moyen de les réemployer à bon escient : « On transforme les pots des plants en dalles alvéolaires pour nos parkings perméables, l’idée est aussi de trouver des solutions pour réduire le recours à ces pots. »

 

Idem du côté du compost : « Traiter les déchets verts demandent énormément d’énergies. Quand j’ai racheté SOLEV, ils étaient brûlés : aujourd’hui on transforme tout en compost qu’on réemploie sur nos chantiers, mais surtout on incite nos clients à développer leur propre compost, c’est autant de végétaux qui vont être transformés et réutilisés sur place et qu’on n’a plus besoin de transporter. »

 

Tout un ensemble de pratiques à l’efficacité démontrée que Quentin Lefaucheux cherche à répandre : « Je suis engagé à l’UNEP, l’Union Nationale des Entreprises des Paysages, je fais tout ce que je peux pour que mes confrères aillent vers ces solutions qui réduisent l’impact de nos activités. »

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FRANCE ACTIVE ET VOUS ?

 

« Le programme CONNEXION mené par France Active Provence-Alpes-Côte d’Azur est très important, il vise à engager, à faire en sorte qu’un maximum d’entrepreneurs prennent de nouveaux chemins. Dans ces interventions, il y a énormément de réactivité et d’échanges. »

SOLEV a par ailleurs suivi le parcours CEDRE[3], dispositif porté par la Région Sud et qui vise à accompagner les TPE et PME en développement qui souhaitent s’engager dans la structuration d’une démarche de Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) et de transition écologique. France Active Provence-Alpes-Côte d’Azur en assure l’instruction des dossiers et un accompagnement économique et financier.

ET DEMAIN ?

 

« Mon rêve pour demain c’est que tous mes confrères arrivent à ce niveau de conscience et s’engagent dans la transition écologique. Il faut viser un maximum de simplicité dans nos créations en observant et en se rapprochant de la façon dont les choses se font dans la nature. La nature est merveilleuse, nous devons apprendre à faire avec. »

[1] SOLEV est reconnue Entreprise d’Insertion par l’Activité Économique et embauche des personnes en situation précaire, éloignées de l’emploi ou handicapées pour leur transmettre des compétences, les aider à retrouver confiance et estime de soi et augmenter leur employabilité.

[2]  Gaz à effet de serre

[3] Contrat pour l’emploi et le développement responsable des entreprises


Site internet

A bénéficié

d’un accompagnement

CEDRE

du programme

CONNEXION

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France Active Provence-Alpes-Côte d’Azur

En 2017 et 2021

LA MINI ODYSSEE POUR DEMAIN

À bord de son vélo électrique solaire, Jérôme Zindy, voyageur engagé et reporter bas carbone, est parti à la rencontre d’une vingtaine d’entrepreneurs acteurs de la transition écologique et participants au programme CONNEXION de France Active Provence-Alpes-Côte d’Azur. Accompagné de Nicolas Jahan, photographe lui aussi à vélo électrique, ils ont parcouru 370 km entre Avignon, Arles et Carpentras pour mettre en lumière ces entrepreneurs tout en réduisant eux-mêmes au maximum l’impact de ces rencontres.

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Pour une filière touristique actrice du changement

Gustave ALFSEN

Co-fondateur – Urbiseko

Baïta – Plateforme web de la fourche à la fourchette

La plateforme web Baïta donne à ses clients comme gage de qualité, la possibilité de connaître les acteurs qui se cachent derrière leur assiette


Sospel 06380
Solutions collaboratives axées sur la transition écologique

« Depuis longtemps j’avais le projet de travailler avec mon père dans le développement durable et la valorisation du capital naturel. Après des études dans le développement durable et un début de carrière dans l’aménagement du territoire à Padoue et Bruxelles, j’ai rejoint mon père à Sospel, pour réfléchir à comment mettre mon expertise en système d’information géographique au service de mon territoire.

En 2019, notre projet est clair :  nous accompagnerons les acteurs du territoire et les consommateurs dans la transition écologique. Nous créons alors l’entreprise Urbiseko. »

Début 2021, UrbiseKo lance Baïta, une plateforme basée notamment sur une application mobile, dont le principe général est de mettre en relation les acteurs de la filière tourisme sur un territoire entre eux, et avec leurs touristes. Ils seront ainsi, en s’organisant en communautés, de véritables leviers du changement durable…

Une offre touristique durable structurée et facilement accessible

En cours de finalisation fin 2020, l’application favorisera la découverte des territoires à travers ses communautés d’acteurs engagés : « Nous voulons pour notre région un tourisme durable. Et pour y parvenir, c’est tant sur le plan des acteurs de la filière, que sur les consommateurs eux-mêmes qu’il faut agir. Notre plateforme permettra aux touristes d’identifier un parcours de visite « durable » en région, mais favorisera aussi la mise en place d’un écosystème local engagé structuré, en favorisant une meilleure interconnaissance des acteurs entre eux. De nombreuses initiatives existent, qui ne sont pas connues ou valorisées. Et la crise sanitaire de 2020 a démontré toute la créativité dont le secteur touristique, en particulier les métiers de bouche, est capable. »

De l’idée au projet

Pour financer le développement informatique de sa plateforme, URBISEKO a bénéficié d’une subvention au titre du nouveau dispositif FIRST de financement de l’innovation touristique, de 40 000€.

« Développer une plateforme de ce type, ce n’est pas rien ! Nous y consacrons, avec mon père, beaucoup d’énergie. L’octroi de cette subvention nous conforte dans l’utilité de notre projet pour le territoire. »

 

Le lancement de l’application ne constitue pas, pour les porteurs, une fin en soi. « Beaucoup de travail nous attend encore ! L’enjeu sur les 2 prochaines années sera, pour nous, tant de faire connaître notre application que d’animer les communautés d’acteurs. Nous croyons fermement que la construction d’une nouvelle économie passe par la transition écologique. Nous sommes fiers de pouvoir aujourd’hui apporter notre pierre à l’édifice et d’innover en ce sens. »


Site internet

A bénéficié

d’une subvention FIRST de

40 000€

A été accompagné par

France Active PACA

En 2020

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