Du déchet au compost : Du bac de tri au champ : la boucle verte signée HUKA

Hugo CHARRENTON
Fondateur de HUKA
Compostage – Économie sociale et solidaire
France Active nous a permis de transformer une idée en projet solide, capable d’avoir un réel impact sur notre territoire.
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Vaucluse (84)
Compostage – Économie sociale et solidaire
À 26 et 27 ans, Mickael Gueytte et Hugo Charreton ont décidé de transformer les déchets alimentaires pour redonner vie aux sols. Amis depuis leur DUT Techniques de commercialisation à Aix-en-Provence, ils ont chacun suivi leur chemin – Mickael en école de commerce et dans la grande distribution, Hugo à l’international puis dans la logistique et l’hôtellerie – avant de se retrouver autour d’une idée : donner une seconde vie aux biodéchets sur leur territoire.
Une idée qui germe sur leurs terres
Originaires du Vaucluse, ils réalisent qu’aucune structure réalise du compostage dédié aux déchets alimentaires, pourtant essentiels pour enrichir les sols. « Ici, le tri à la source est en retard, alors qu’on est dans un département agricole », note Mickael.
En 2022, ils se lancent. Pendant un an, ils bâtissent leur projet en parallèle de leurs emplois, imaginant un service complet : formation des équipes au tri, collecte régulière, compostage sur leur propre plateforme agréée – la première du genre dans le département – et redistribution aux agriculteurs locaux.
En mai 2024, les premières collectes démarrent. Aujourd’hui, HUKA valorise chaque mois entre 25 et 30 tonnes de biodéchets, issus d’une centaine de points de collecte : restaurants, cantines, hôpitaux, maisons de retraite. Le compost produit retourne gratuitement, dans un premier temps, aux agriculteurs pour tester son efficacité sur les sols. « On veut que ce compost, produit localement, retourne nourrir les terres d’ici », insiste Hugo.
Un contexte qui joue en leur faveur
La loi AGEC, entrée en vigueur en janvier 2024, impose à tous les producteurs de biodéchets de les trier à la source. « On est arrivés au bon moment, dans un territoire où il y avait un vrai besoin », souligne Mickael. Leur solution permet aux professionnels de réduire leurs coûts tout en agissant pour l’environnement. « C’est gagnant-gagnant : moins de déchets enfouis et un compost qui profite directement aux agriculteurs », ajoute Hugo.
Des soutiens clés pour avancer
Pour structurer leur entreprise, Mickael et Hugo intègrent l’incubateur Camina. Pendant huit mois, ils sont accompagnés sur tous les volets : trésorerie, marketing, communication, digital. Ce suivi leur permet d’obtenir un prêt d’honneur de 15 000 €, complété par un financement bancaire via la BNP. France Active leur accorde ensuite un second prêt pour accélérer leur développement ainsi qu’une garantie bancaire. La Région Provence-Alpes-Côte d’Azur et l’ADEME participent également au financement des aménagements et du matériel.
« Sans cet accompagnement, on aurait perdu beaucoup plus de temps à trouver les bonnes infos et les bons contacts », reconnaît Hugo.
Des obstacles bien réels
Le foncier reste une difficulté majeure dans un territoire touristique comme le Vaucluse, où les terrains disponibles sont souvent destinés à des projets hôteliers. Les lenteurs politiques ralentissent aussi la généralisation du tri à la source. Mais pas de quoi décourager les deux entrepreneurs engagés. « Il faut être prêt à mettre les mains dans le cambouis, à aller voir les gens, à frapper à toutes les portes et à tout apprendre sur le tas », affirme Mickael. « On ne compte plus les heures passées sur la route ou en rendez-vous, mais c’est ce qui fait avancer le projet », complète Hugo.
Une vision à long terme
Dans cinq ans, HUKA espère employer une dizaine de personnes, disposer de deux ou trois sites de compostage et couvrir l’ensemble du Vaucluse. « On veut prouver que notre modèle territorial peut marcher et qu’il peut être reproduit ailleurs », explique Hugo.
Pour Mickael, l’objectif est clair : « Si on arrive à être incontournables sur le Vaucluse, on saura qu’on a fait notre part pour la terre et pour les gens d’ici. »
A bénéficié du
Avec
une garantie de
19 500€
plusieurs investissements de
55 000€
une prime
(lauréat “Jeunes et engagés 2025”)
5 000€
A été accompagné par
France Active Provence-Alpes-Côte d’Azur
En 2024
L’énergie des nouvelles générations et le soutient de nos partenaires
Accompagner les jeunes de moins de 26 ans, c’est miser sur une génération qui ose entreprendre dès le début de sa vie professionnelle. Aux côtés de ses partenaires, France Active leur offre un appui concret : structurer leur projet, accéder à une garantie bancaire sans caution personnelle, bénéficier de conseils et de mises en relation.
En 2024, grâce au fonds solidaire de la MAIF, à la Fondation Agir pour l’Emploi ENGIE et à la Fondation Duval, 10 projets ont été récompensés à hauteur de 5 000 € chacun.
Chaque année, près de 1 000 jeunes sont ainsi accompagnés. Ces projets reflètent l’énergie et la diversité des initiatives qui émergent partout en région, portées par l’engagement et la persévérance d’une nouvelle génération d’entrepreneurs.
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Du textile réutilisable provençal et solidaire pour les blocs opératoires

Régine WEIMAR
Fondatrice de Protectus
Textile réutilisable pour les blocs opératoires
Notre objectif est de s’inscrire dans l’écosystème français de la production de textile technique tout en ayant une dimension sociale, solidaire et locale.
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Marseille – Bouches du Rhône
Textile
Fondatrice de la société à mission Protectus, Régine Weimar démontre qu’il possible de conduire la transition sociale et écologique dans le secteur hospitalier en développant des vêtements réutilisables pour le personnel soignant du bloc opératoire.
Accompagnée dès l’émergence du projet par France Active Provence Alpes Côte d’Azur, ce projet change la donne dans le milieu hospitalier, et s’inscrit dans un écosystème territorial social et solidaire.
Régine WEIMAR, quel est le moteur qui vous a poussé à créer Protectus ?
En créant Protectus Société à Mission, je souhaitais entreprendre autrement. J’ai eu de nombreuses expériences dans le monde de la mode et du textile et je suis persuadée que l’on peut générer de la plus-value en faisant attention au vivant et au bien-être des collaborateurs.
L’idée de travailler des vêtements pour le domaine hospitalier a émergé après le covid. Nous avions été sollicités pour créer des masques et des blouses, et J’ai pris conscience de l’immensité des tonnes de déchets générées dans les établissements de santé à ce moment-là. Les vêtements sont le plus souvent à usage unique et incinérés ensuite.
J’ai donc voulu que Protectus réponde à cet enjeu de transition écologique en développant des matières techniques, innovantes, recyclables et réutilisables pour le personnel soignant. Nous souhaitons que cette production se fasse en France avec des structures solidaires.
Comment France Active vous a accompagnée au démarrage de votre projet ?
Dans un premier temps, nous avons travaillé avec France Active pour structurer le projet tant sur le business model et le plan de financement que sur les aspects juridiques.
Ludovic, notre conseiller, nous a accompagné sur ces nombreux sujets transversaux pour construire notre réflexion. Nous sommes passés avec lui d’un projet émergent à un projet construit avec une stratégie claire pour se présenter face aux partenaires bancaires.
France Active, au-delà du financement et du conseil, c’est aussi une source d’encouragement pour aller plus loin.
Comment réussir à se développer dans l’écosystème territorial ?
Notre objectif est de s’inscrire dans l’écosystème français de la production de textile technique tout en ayant une dimension sociale, solidaire et locale.
L’entreprise d’insertion FIL ROUGE a été notre premier partenaire pour la production des vêtements. Cette structure marseillaise recrute et accompagne des personnes éloignées de l’emploi et s’inscrit dans une production locale.
Nous sommes fiers d’avoir réussi à créer une nouvelle chaine de valeur sur notre territoire qui répond à de nombreux enjeux sociaux et environnementaux.
Quels conseils donneriez-vous aux entrepreneurs ?
Le plus important c’est de ne pas être seul et de s’entourer de gens qui ont les mêmes valeurs que vous. C’est essentiel d’échanger autour de votre projet sans pour autant dévier de son ambition de départ. Il faut être persuadé de son idée et la tester sur le marché. Pour résumer, il faut être fort dans ses convictions, et agile dans le pilotage du projet. Ne lâchez rien !
Quels sont les prochaines étapes pour Protectus ?
Protectus a pour ambition de devenir un acteur majeur du marché. Nous sommes aujourd’hui présents sur la partie non-stérile du secteur hospitalier. On aimerait passer dans peu de temps à la partie stérile qui est plus technique. Nous effectuons aussi des recherches scientifiques en partenariat avec le CNRS. Nous souhaitons continuer notre collaboration avec France Active car nous sommes alignés en termes de valeur : entreprendre avec du sens.
Site internet
A bénéficié des

Avec
plusieurs garantie de
63 000€
plusieurs investissements de
120 000€
A été accompagné par
France Active Provence Alpes Côte d’Azur
Dès 2022
Le regard de France Active
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Ludovic GELARD
Chargé d’expertise chez France Active Provence Alpes Côte d’AzurComment avez-vous accompagné et financé le projet Protectus ?
Au début de notre collaboration avec Protectus, l’enjeu était de confirmer la solidité du business model et de contribuer à connecter le projet avec l’écosystème. France Active a donc rassemblé plusieurs acteurs et partenaires comme l’ADEME, des entrepreneurs spécialisés dans la Transition Ecologique et la filière textile, ainsi que des financeurs afin de créer un cadre collectif pour avancer efficacement.
En 2022, France Active a financé le démarrage du projet sur un site pilote, avec le Crédit Coopératif. En janvier 2023, dans le contexte de primo-développement du projet, convaincu du modèle de Protectus et de sa démarche, le projet fut à nouveau financé pour se lancer à plus grande échelle.
Quel a été le rôle de France Active pour ouvrir le projet aux partenaires financeurs ?
En plus contribuer à connecter Protectus à l’écosystème et à nos partenaires, l’enjeu a été de mobiliser des co-financeurs pour son développement. Notre appui vise à faciliter cette mise en relation et à faciliter les échanges entre les investisseurs et Protectus. C’est notre rôle d’investir du temps pour accompagner un projet et de le rendre accessible aux financeurs.
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Faire société numérique

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Formation dans le numérique[/vc_column_text][vc_separator][vc_column_text]Urban Prod est une association dont l’objectif est de faire société numérique, c’est-à-dire favoriser l’insertion par les outils multimédias. Elle cherche à penser, fabriquer et transmettre l’info en permettant à différents publics de filmer leurs réalités et leurs projets, de pouvoir s’exprimer à travers divers médias puis à acquérir des compétences dans le domaine. Pour la construction de parcours, elle propose des formations numériques qualifiantes labélisées Grande école numérique. A travers ses projets, elle se donne pour ambition de favoriser l’implication citoyenne, l’accès à la culture et une meilleure compréhension du rôle et de l’impact de l’image et des médias.[/vc_column_text][vc_video link="https://vimeo.com/396291782" el_width="90" align="center"][vc_btn title="Site internet" color="vista-blue" align="center" link="url:https%3A%2F%2Fwww.urbanprod.net%2F||target:%20_blank|"][/vc_column][vc_column width="1/6"][vc_row_inner css=".vc_custom_1510331033335{background-color: #01caaa !important;}" el_class="stories-side-top"][vc_column_inner][fancy_heading h1="0" title="A bénéficié"]d’une garantie de[/fancy_heading][vc_acf field_group="1128" field_from_1128="field_59df5b40bfbe7"][vc_acf field_group="1128" field_from_1128="field_59df5bb7bfbe9"][fancy_heading h1="0"]de prêts solidaires de[/fancy_heading][vc_acf field_group="1128" field_from_1128="field_59df5b88bfbe8"][vc_acf field_group="1128" field_from_1128="field_59df6b826fc4e" el_class="fancy_heading"][vc_acf field_group="1128" field_from_1128="field_59df5c2abfbea"][/vc_column_inner][/vc_row_inner][vc_row_inner el_class="stories-side-bottom"][vc_column_inner][fancy_heading h1="0" title="A été accompagné par"][/fancy_heading][vc_acf field_group="1128" field_from_1128="field_59df5c4abfbeb"][vc_acf field_group="1128" field_from_1128="field_59df5c80bfbec"][fancy_heading h1="0" title="En 2015
En 2016"][/fancy_heading][/vc_column_inner][/vc_row_inner][/vc_column][vc_column width="1/12"][/vc_column][/vc_row][/vc_section][vc_section full_width="stretch_row" css=".vc_custom_1507214196970{background-color: #ffffff !important;}"][vc_row][vc_column][vc_empty_space height="30px"][vc_custom_heading text="C'est ici" font_container="tag:h2|text_align:center" use_theme_fonts="yes" el_class="font-zilla-bold-italic arrow-green-bottom title-padding"][vc_empty_space height="30px"][/vc_column][/vc_row][vc_row full_width="stretch_row_content_no_spaces"][vc_column][map zoom="7" height="400" border="0" lat="43.4832523" lng="-1.5592776" icon="3231"][/map][/vc_column][/vc_row][/vc_section][vc_section full_width="stretch_row" css=".vc_custom_1507158369201{border-top-width: 1px !important;border-top-color: #1c1c1c !important;}"][vc_row full_width="stretch_row_content"][vc_column][vc_empty_space height="30px"][vc_custom_heading text="Autres Stories" font_container="tag:h2|text_align:center" use_theme_fonts="yes" el_class="font-zilla-bold-italic arrow-green-bottom title-padding"][vc_empty_space height="30px"][/vc_column][/vc_row][vc_row full_width="stretch_row_content_no_spaces"][vc_column][related_post_fa posts_per_page="15"][vc_empty_space height="30px"][vc_btn title="Découvrez toutes les stories" color="vista-blue" align="center" link="url:https%3A%2F%2Fwww.franceactive.org%2Fsinformer%2Fstories%2F|||"][/vc_column][/vc_row][/vc_section]
Structurer les filières agricoles dans les Hautes-Alpes


Arnaud CHARY
Directeur général d’Echanges Paysans Hautes-Alpes
Plateforme BtoB
L’association Echanges Paysans Hautes-Alpes se veut une plateforme de mise en relation entre producteurs et professionnels dans les Hautes-Alpes et en Paca, travaillant la logique de circuit-court et de traçabilité.
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05000, Gap
Plateforme BtoC
Echanges Paysans Hautes Alpes est une plateforme de distribution de produits agricoles locaux en circuits courts, à l’attention des professionnels de la restauration, dans le territoire des Alpes du sud et en PACA
La structure a été créée sous forme d’association en 2012 à Gap. Tout part du constat suivant : les producteurs locaux écoulent leurs marchandises sur les filières longues, où s’alimentent les professionnels, au lieu de développer l’offre locale. Echanges Paysans s’est donc fixé pour mission de créer ce maillon manquant pour un circuit court et local entre ces acteurs. Cela va de pair avec un changement notable des attentes des consommateurs en termes de qualité et de proximité géographique des produits consommés. L’idée est de composer une palette des productions des Alpes du Sud, et d’organiser la logistique entre ces acteurs. Elle fait l’interface entre les producteurs des Hautes- Alpes et les professionnels de la restauration collective (cantines scolaires, hôpitaux, centres de vacances, Epahd) ou du tourisme (hôtels, restaurants, chambres d’hôtes). Cette démarche va de pair avec un accompagnement des restaurateurs pour adapter leurs pratiques de travail aux produits commercialisés (notamment à l’utilisation de produits frais) mais aussi des producteurs sur la structuration des filières. « Au début il n’y avait pas grand monde qui croyait au projet, aujourd’hui on est pérennes économiquement et on travaille avec une multitude de structures », commente Arnaud Chary, directeur de la structure.
Les premières livraisons interviennent en 2013 auprès des établissements scolaires. Le bassin de consommation est important, et l’offre locale existe, mais n’est pas structurée pour répondre aux besoins de la restauration scolaire (conditionnement, délais de commande, logistique, …) Echanges Paysans commence à structurer ces filières. « On peut refuser des propositions si elles ne collent pas à nos valeurs. On a initié le lien entre la filière lait bio, et une fromagerie pour créer un yaourt bio et local. On marie à la fois la dimension écologique et l’impact social ». La pertinence et l’efficacité du modèle permettent à la structure de se développer et d’investir la région PACA en 2016, accompagné par France Active Provence Alpes Côtes d’Azur. La structure fournit les cantines de certains lycées de la région, dans le cadre d’un programme « menus terroirs » lancé par le Conseil régional. « On est un vilain petit canard dans le réseau des plateformes : on fait à la fois du bio et du conventionnel, certes, mais on se fixe la transition écologique comme objectif ».
La crise sanitaire intervient au moment où Echanges Paysans commence à avoir une prise confirmée sur le secteur touristique. « On a appris le confinement un peu en avance et on avait des commandes à 30 000 euros à annuler sur 35 000 euros de commandes. Le scolaire et le touristique représentait 80 % de notre chiffre d’affaires : tout peut s’écrouler rapidement. Comment continuer ? Tous ceux qui font du circuit-court et du local n’ont pas forcément ‘profité’ du confinement ». Échanges Paysans réagit et s’adapte, comme d’autres du secteur. « On a commencé à faire des livraisons aux particuliers, marché que nous n’adressions pas auparavant. On a réagi. Le tourisme local nous a aidé au cours de l’été. » Dans ce contexte, un besoin de financement intervient en parallèle. « Nous étions en train de développer un projet annexe, favorisant encore le lien entre les productions agricoles du Grenier Alpin et la zone côtière régionale. On avait des besoins en trésorerie, avec une grosse crainte de retards de paiement dus au covid ». France Active soutient la structure avec un prêt Relève solidaire à hauteur de 40 000 euros. « L’accompagnement de France Active nous a permis de bien calibrer nos besoins, réaliser un suivi de trésorerie à long terme, le tout dans une ambiance constructive. On a finalement passé une très belle rentrée, avec 30 % de hausse par rapport à l’année dernière ». Faire face et repartir, c’est l’objectif du Pacte Relance de France Active.
A bénéficié
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Avec
une garantie de
11 000€
un prêt Relève solidaire de
40 000€
un investissement de
30 000€
A été accompagné par
France Active PACA
En 2014
En 2017
En 2020
C’est ici ?
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Autres stories
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Revalorisation des textiles, emplois et sauvegarde de l’environnement à la clé


Thomas FRAINEUX
Directeur général de Provence TLC
Tri et recyclage de textiles
Avec son site industriel de Vitrolles, Provence TLC assure la collecte des textiles en vue de leur réutilisation ou de leur recyclage. L’entreprise crée ainsi de l’emploi et préserve l’environnement. Avant 2013, les textiles collectés en Pays d’Aix partaient vers la Belgique pour y être triés.
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Vitrolles 13127
Tri et recyclage de textiles
Le nom de Provence TLC en dit déjà beaucoup. Cette entreprise du sud de la France est spécialisée dans la collecte, le tri et le recyclage de Textiles, Linges de maison et Chaussures (TLC). « Nous récupérons les vêtements dans nos points de collecte répartis sur les domaines public, mais aussi privé auprès d’entreprises et associations partenaires. Nous les acheminons ensuite vers notre centre de traitement de Vitrolles », explique Thomas Fraineux, son directeur général.
Là, dans ce qui constitue le premier site industriel de tri du sud de la France, la marchandise est prise en charge par 23 salariés en insertion. « En moyenne, 60% des textiles repartent en friperie, chez nos clients français ou étrangers et 40 % sont recyclés en filature pour la fabrication de fils destinés à la bonneterie, au tissage habillement, etc. », continue Thomas Fraineux.
Avec plus de 3 000 tonnes de textiles traités par an, l’entreprise créée en 2013 pour répondre à un appel d’offre de l’agglomération du Pays d’Aix est devenue en quelques années un acteur régional majeur du tri et de la valorisation, avec un impact positif sur l’emploi et l’environnement.
« Il était nécessaire d’avoir un site de tri d’envergure au plus près des gisements locaux de marchandises, indique Florence Caruso, responsable du pôle financement à France Active Provence Alpes Côte d’Azur. Les dirigeants qui bénéficiaient d’une belle expérience dans la filière ont par ailleurs fait preuve d’une totale transparence en se prêtant largement aux exigences du suivi financier. Agréée entreprise d’insertion avec un projet solide, la structure a bénéficié au démarrage d’un prêt de 60 000 € au titre du Fonds Régional d’Investissement Solidaire (FRIS) et d’un autre de 60 000 € au titre du Programme Investissement d’Avenir (PIA) en septembre 2015 pour financer le BFR et une partie des investissements de démarrage », poursuit-elle.
Lauréate du dispositif régional Cèdre qui récompense les entreprises en développement engagée dans une démarche de responsabilité sociétale ambitieuse en 2016, Provence TLC a bénéficié d’un nouveau soutien de l’association territoriale France Active via une garantie de 45 000 € sur un prêt bancaire de 100 000 € en 2017. « Nous avons pu investir dans un nouvel outil de tri en phase avec nos ambitions de développement, tout en assurant la pérennisation de la collecte. Cette évolution a permis la création de quatre emplois supplémentaires », détaille le directeur général.
A bénéficié du
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Avec
plusieurs garanties d’un total de
166 000€
un investissement de
120 000€
A été accompagné par
France Active Provence Alpes Côte d’Azur
Depuis 2015
C’est ici ?
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