Du déchet au compost : Du bac de tri au champ : la boucle verte signée HUKA

Hugo CHARRENTON

Fondateur de HUKA

Compostage – Économie sociale et solidaire

France Active nous a permis de transformer une idée en projet solide, capable d’avoir un réel impact sur notre territoire.


Vaucluse (84)
Compostage – Économie sociale et solidaire

À 26 et 27 ans, Mickael Gueytte et Hugo Charreton ont décidé de transformer les déchets alimentaires pour redonner vie aux sols. Amis depuis leur DUT Techniques de commercialisation à Aix-en-Provence, ils ont chacun suivi leur chemin – Mickael en école de commerce et dans la grande distribution, Hugo à l’international puis dans la logistique et l’hôtellerie – avant de se retrouver autour d’une idée : donner une seconde vie aux biodéchets sur leur territoire.

Une idée qui germe sur leurs terres
Originaires du Vaucluse, ils réalisent qu’aucune structure réalise du compostage dédié aux déchets alimentaires, pourtant essentiels pour enrichir les sols. « Ici, le tri à la source est en retard, alors qu’on est dans un département agricole », note Mickael.
En 2022, ils se lancent. Pendant un an, ils bâtissent leur projet en parallèle de leurs emplois, imaginant un service complet : formation des équipes au tri, collecte régulière, compostage sur leur propre plateforme agréée – la première du genre dans le département – et redistribution aux agriculteurs locaux.

En mai 2024, les premières collectes démarrent. Aujourd’hui, HUKA valorise chaque mois entre 25 et 30 tonnes de biodéchets, issus d’une centaine de points de collecte : restaurants, cantines, hôpitaux, maisons de retraite. Le compost produit retourne gratuitement, dans un premier temps, aux agriculteurs pour tester son efficacité sur les sols. « On veut que ce compost, produit localement, retourne nourrir les terres d’ici », insiste Hugo. 

Un contexte qui joue en leur faveur

La loi AGEC, entrée en vigueur en janvier 2024, impose à tous les producteurs de biodéchets de les trier à la source. « On est arrivés au bon moment, dans un territoire où il y avait un vrai besoin », souligne Mickael. Leur solution permet aux professionnels de réduire leurs coûts tout en agissant pour l’environnement. « C’est gagnant-gagnant : moins de déchets enfouis et un compost qui profite directement aux agriculteurs », ajoute Hugo.

Des soutiens clés pour avancer

Pour structurer leur entreprise, Mickael et Hugo intègrent l’incubateur Camina. Pendant huit mois, ils sont accompagnés sur tous les volets : trésorerie, marketing, communication, digital. Ce suivi leur permet d’obtenir un prêt d’honneur de 15 000 €, complété par un financement bancaire via la BNP. France Active leur accorde ensuite un second prêt pour accélérer leur développement ainsi qu’une garantie bancaire. La Région Provence-Alpes-Côte d’Azur et l’ADEME participent également au financement des aménagements et du matériel.
« Sans cet accompagnement, on aurait perdu beaucoup plus de temps à trouver les bonnes infos et les bons contacts », reconnaît Hugo.

Des obstacles bien réels

Le foncier reste une difficulté majeure dans un territoire touristique comme le Vaucluse, où les terrains disponibles sont souvent destinés à des projets hôteliers. Les lenteurs politiques ralentissent aussi la généralisation du tri à la source. Mais pas de quoi décourager les deux entrepreneurs engagés. « Il faut être prêt à mettre les mains dans le cambouis, à aller voir les gens, à frapper à toutes les portes et à tout apprendre sur le tas », affirme Mickael. « On ne compte plus les heures passées sur la route ou en rendez-vous, mais c’est ce qui fait avancer le projet », complète Hugo.

Une vision à long terme

Dans cinq ans, HUKA espère employer une dizaine de personnes, disposer de deux ou trois sites de compostage et couvrir l’ensemble du Vaucluse. « On veut prouver que notre modèle territorial peut marcher et qu’il peut être reproduit ailleurs », explique Hugo.
Pour Mickael, l’objectif est clair : « Si on arrive à être incontournables sur le Vaucluse, on saura qu’on a fait notre part pour la terre et pour les gens d’ici. »

A bénéficié du

Avec

une garantie de

19 500€

plusieurs investissements de

55 000€

une prime
(lauréat “Jeunes et engagés 2025”)

5 000€

A été accompagné par

France Active Provence-Alpes-Côte d’Azur

En 2024

L’énergie des nouvelles générations et le soutient de nos partenaires

Accompagner les jeunes de moins de 26 ans, c’est miser sur une génération qui ose entreprendre dès le début de sa vie professionnelle. Aux côtés de ses partenaires, France Active leur offre un appui concret : structurer leur projet, accéder à une garantie bancaire sans caution personnelle, bénéficier de conseils et de mises en relation.

En 2024, grâce au fonds solidaire de la MAIF, à la Fondation Agir pour l’Emploi ENGIE et à la Fondation Duval, 10 projets ont été récompensés à hauteur de 5 000 € chacun.

Chaque année, près de 1 000 jeunes sont ainsi accompagnés. Ces projets reflètent l’énergie et la diversité des initiatives qui émergent partout en région, portées par l’engagement et la persévérance d’une nouvelle génération d’entrepreneurs.

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Francophonia : Innover pour une éducation solidaire et mondiale depuis Nice

Yann LIBRATI

Fondateur Francophonia

Centre international de formation

L’éducation permet de rendre le monde meilleur, elle est un droit.


Nice 06000
Centre international de formation

Fondée en 2017 par Yann Librati, Francophonia est un centre de formation pour professeurs, proviseurs, apprentis en formation professionnelle et étudiants étrangers qui viennent de partout dans le monde soit apprendre la langue française (les étudiants représentent 30 % des usagers), soit toutes les techniques pédagogiques (170 modules qui peuvent être : apprendre le français par le théâtre, utiliser l’IA, les sous-titrages, gérer une classe de bas niveaux ou de haut niveau etc. etc…). Les séjours durent, en moyenne deux semaines.

Désormais entreprise à mission, la société employait 10 ETP en 2023, 12 en 2025 et bientôt 14. Elle dispose d’un panel de 92 formateurs vacataires, 89 provenant de pays étrangers. En 2024, Francophonia a accueilli à Nice, pour les différentes formations, des délégations de 103 pays différents et c’est plus de 4 000 personnes qui ont assisté aux formations.

Francophonia est devenu le leader de son secteur professionnel (formation des professeurs de français langue étrangère).

Entreprise à mission

solidarités sont complémentaires. L’éducation permet de rendre le monde meilleur, elle est un droit.

Pour ce faire différents programmes sont mis en œuvre : le soutien à des actions d’éducation dans des pays en difficulté. En Colombie, par exemple, Francophonia va soutenir une association qui souhaite donner des cours dans des milieux ruraux sans école. Au Maroc, elle va former des formateurs.

De plus, 3 500 bourses de 1 500€ sont dispensés à des étudiants aux faibles ressources. Ceux-ci peuvent être choisis par des associations de professeurs de français à l’étranger, des ambassades…

Apprendre le français à Nice est aussi un moyen d’introduire les questions de citoyenneté, c’est l’occasion de devenir un écocitoyen, un citoyen du monde.

Apprendre de tous, savoir ensemble.

Francophonia recherche les meilleures pratiques pédagogiques et invite les experts mondiaux qui les ont mises en œuvre à venir les partager avec leurs pairs du monde entier.

Elle organise des « classes engagées » qui conduisent des jeunes de tous pays à définir et travailler sur des challenges pour rendre le monde meilleur en participant à des olympiades. Au titre des productions on peut citer la réécriture du Petit Prince ou la mise au point d’un modèle climatique pour mon village. Une nouvelle olympiade devrait démarrer en septembre 2025, elle agrégera une centaine d’étudiants.

Les universités d’hiver et d’été sont des moments privilégiés de l’interculturalité. Les dernières ont eu lieu entre le 6 janvier et le 8 février 2025.

Enfin, le programme « allumez les étoiles » va permettre de développer un réseau de professeurs formateurs dans de nombreux pays du monde

Un vaste partenariat

1 600 professeurs de français formés, 1,5 million de fans dans les réseaux sociaux, 350 partenaires dans le Monde, un conseil scientifique qui sécurise les aspects pédagogiques et bientôt un conseil de mission qui aura pour vocation de vérifier comment les valeurs de Francophonia sont mises en œuvre.

L’entreprise est financée par la France, des États étrangers, l’Union européenne et les universités, en plus de la participation des formés.

Le soutien de France Active par un prêt assorti d’une garantie de 150 000 € permet d’étendre le partenariat de Francophonia, en particulier par la création d’un réseau de mandataires qui pourront faire connaître l’entreprise dans leur pays respectif. A ce jour, déjà 9 mandataires ont été recrutés et formés (Indes, Colombie, Slovaquie, Autriche…)


Site internet

A bénéficié

d’une garantie de

100 000€

d’un investissement de

150 000€

A été accompagné par

France Active

Et soutenu par

La Région Sud “Mon Projet d’Entreprise”

La BPI

La Banque Postale

En 2024

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Les Décâblés : Un festival engagé

Noémie DUEZ

Présidente des Décâblés

Un festival engagé, une scène locale innovante et un collectif au service de la musique et du territoire.

Les Décâblés, est une association ancrée dans le Grand Briançonnais, qui organisent l’Altitude Jazz Festival et développent des projets musicaux innovants et éco-responsables. Soutenue par France Active, elle favorise l’accès à la culture, l’engagement bénévole et la mixité sociale.


05100 Briançon
Festival

Jazz et musiques actuelles …

 

L’association créée en 2006 organise l’Altitude Jazz Festival dont la 18è édition a eu lieu en janvier 2025. Une quarantaine de concerts et manifestations ont eu lieu sur dix jours dans différentes communes du Grand Briançonnais  :  Briançon, La Grave, l’Argentière-la-Bessee, Nevache, Vallouise, Villard-St Pancrace, Serre Chevalier, Cervières, Monetier. 103 bénévoles y ont été impliqués.

Elle mène également le projet BRUIT BLANC – Musiques Actuelles qui comprend des concerts de mars à Juin, puis de septembre à décembre et l’accompagnement des pratiques amateures : cours de batterie (47 élèves, deux professeurs), 7 ateliers de pratique collective en partenariat avec le conservatoire du briançonnais.

L’association gère également la Face B : salle de répétition et salle de résidence mise à disposition des groupes amateurs ou professionnels pendant les vacances scolaires.

Enfin, elle a créé un pavillon de concert, une scène mobile au design unique, réalisée par des artisans du briançonnais pour organiser des concerts en tout lieu. Son système de son et lumière est optimisé et peut être alimenté en électricité par une flotte de vélos (de seconde main, remis en état pour l’occasion) sur lesquels le public pédalera nommée velectrogène. Cette scène est autonome pour le concert d’un groupe de trois personnes devant une audience de 2 à 300 personnes pédalant.

…ancrés dans le Grand Briançonnais.

 

L’Association Les Décâblés se compose d’un conseil d’administration collégial de 9 membres (membres à égalité ayant chacun des missions plus spécifiques : stratégie, finances, RH, communication, animation de la vie associative…). Elle compte 313 adhérents à ce jour et 2,18 emplois à temps plein (ETP) pour 3 personnes salariées.

Les bénévoles impliqués de manière régulière accèdent à une autonomie dans les missions
confiées au fil du temps et sont force de proposition pour le fonctionnement du projet. Certains acquièrent une première expérience dans le secteur du spectacle vivant, d’autres font l’expérience du collectif et du territoire par ce biais-là. Enfin, le bénévolat aux décâblés permet de créer des relations humaines, un réseau, dans une dimension intergénérationnelle et de mixité sociale.

France Active soutient les entrepreneurs engages

 

Les décâblés sont engagés dans le fonctionnement de leur association : fort ancrage local, gestion collégiale et souci de l’environnement mais aussi, dans l’organisation des manifestations :

  • une alimentation proposée aux festivaliers, provenant de fournisseurs locaux, de produits bio et frais, cuisinés localement, avec très peu de viande
  • un souci pour une « empreinte déchet » minimale : pas de contenant jetable sauf s’ils sont compostables
  • la mise à disposition de navettes bien calibrées qui permettent un usage maximal par les festivaliers auquel l’association tient pour des questions environnementales et de sécurité, malgré son coût
  • la scène autonome en énergie décrite ci-dessus
  • elle est membre de COFEES – Collectif des festivals éco-responsables et solidaires en Région Sud
  • une politique tarifaire permettant la participation de tous : la moitié des concerts lors de l’Altitude Jazz Festival sont gratuits. Pour les concerts payants il y a une grille de tarifs accessible et des tarifs réduits sur la base de critères sociaux. Les concerts à la Face B, quand à eux, sont au prix de 8€.
  • des projets artistiques avec tous les publics et notamment le jeune public et les scolaires. 

Le soutien de France Active

En 2022, l’association a bénéficié d’un prêt avec garantie de France Active de 25 000€ afin de passer la difficile étape de l’après COVID : le manque de billetterie et de buvette avait créé des problèmes de trésorerie. Aujourd’hui la situation est saine avec 50 % de fonds publics et quelques réponses son appel au mécénat pour diversifier ses ressources.


Site internet

A bénéficié

d’une garantie de

12 500€

d’un prêt solidaire de

25 000€

d’une prime de

5 000€

d’un accompagnement à la RELANCE

SOS

A été accompagné par

France Active PACA

Et soutenu par

Crédit Agricole d’Alpes-Provence, la DREETS PACA et le Dispositif “Mon Projet d’Entreprise” Région Sud

En 2020 et 2021

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Les valoristes “Ce qui a de la valeur n’est pas neuf, et ce qui est neuf n’a pas de valeur.” D.Webster

CHOUVET Delphine

Directrice, Les Valoristes

Insertion à l’emploi par le collecte et la valorisation des déchets

L’association Les Valoristes est un “chantier d’insertion”. Elle est une émanation des Valoristes Bourguignons et emploie 10 personnes en grande précarité socio-professionnelle pour collecter, trier et recycler des déchets voués à l’enfouissement.


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Les Valoristes “Ce qui a de la valeur n’est pas neuf, et ce qui est neuf n’a pas de valeur”. D.WEBSTER

84000, Avignon
Insertion à l’emploi par la collecte et la valorisation des déchets.

Une réponse concrète à une forte demande d’insertion sur le territoire

Face à une demande croissante, l’association Les Valoristes prévoit la création de 3 équivalents temps plein en 2025, soit 5 personnes supplémentaires accompagnées vers l’emploi. La dirigeante estime que la structure pourrait déjà accueillir jusqu’à 10 salariés en insertion, mais sa capacité de développement reste fortement conditionnée par l’aide aux postes accordée par la DDETS. Cette aide est essentielle pour compenser les coûts élevés liés à la collecte de petits volumes de déchets dispersés sur le territoire, mais aussi pour financer un accompagnement renforcé, indispensable pour des personnes en situation de grande fragilité.

Ce modèle, initié à Chambéry, a déjà fait ses preuves : la structure mère y accompagne près de 30 personnes vers la réinsertion. En Vaucluse, à peine un an et demi après son lancement, 2 à 3 salariés sont déjà proches d’une sortie positive du dispositif, preuve de l’efficacité sociale du projet.

De nouvelles filières

Pour qu’une véritable filière du recyclage puisse se développer de manière autonome, sans soutien extérieur, deux leviers pourraient être envisagés : une augmentation significative du coût de la mise en décharge ou une réglementation imposant l’intégration d’un pourcentage de matières recyclées dans les matériaux neufs, une mesure qui n’est pas encore envisagée.

Actuellement, l’association collabore avec des collectivités comme le Grand Avignon, ainsi qu’avec des enseignes telles qu’Intermarché. Elle est également en lien avec des entreprises spécialisées dans la déconstruction, comme Grand Delta Habitat à Avignon. Par ailleurs, des pistes sont à l’étude pour mieux valoriser le bois collecté, souvent de très bonne qualité, et susceptible d’intégrer des filières plus exigeantes.

Le déménagement en cours vers un espace plus vaste, toujours situé au sein du MIN d’Avignon, offrira l’opportunité d’organiser des visites d’atelier afin de mieux faire connaître Les Valoristes et leurs activités.

Une relation constructive

Les Valoristes ont d’abord travaillé avec France Active Bourgogne, la dirigeante a « adoré la relation » construite à cette époque qui fut un réel soutien. En PACA, elle a bénéficié d’un prêt de 30 000 € via le dispositif Mon Projet Entreprise (MPE) de la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur. Elle souhaite désormais être accompagnée pour la gestion de sa trésorerie.


Site internet

A bénéficié

d’un prêt solidaire de

30.000€

A été accompagné par

France Active Provence-Alpes-Côte d’Azur

Et soutenu par

Direction Départementale de l’Emploi, du travail et des Solidarités (DDETS)

Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur

En 2023

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Les valoristes “Ce qui a de la valeur n’est pas neuf, et ce qui est neuf n’a pas de valeur.” Daniel Webster

  • A bénéficiéde garanties de
  • A été accompagné parFrance active à ParisEn 2017

CHOUVET DELPHINE

Directrice, Les Valoristes

Insertion à l’emploi par la collecte et la valorisation de déchets.

L’association Les Valoristes est un “chantier d’insertion”. Elle est une émanation des Valoristes Bourguignons et emploie 10 personnes en grande précarité socio-professionnelle pour collecter, trier et recycler des déchets voués à l’enfouissement.


Les Valoristes “Ce qui a de la valeur n’est pas neuf, et ce qui est neuf n’a pas de valeur”. D.WEBSTER

84000, Avignon
Insertion à l’emploi par la collecte et la valorisation des déchets.

Une réponse concrète à une forte demande d’insertion sur le territoire

Face à une demande croissante, l’association Les Valoristes prévoit la création de 3 équivalents temps plein en 2025, soit 5 personnes supplémentaires accompagnées vers l’emploi. La dirigeante estime que la structure pourrait déjà accueillir jusqu’à 10 salariés en insertion, mais sa capacité de développement reste fortement conditionnée par l’aide aux postes accordée par la DDETS. Cette aide est essentielle pour compenser les coûts élevés liés à la collecte de petits volumes de déchets dispersés sur le territoire, mais aussi pour financer un accompagnement renforcé, indispensable pour des personnes en situation de grande fragilité.

Ce modèle, initié à Chambéry, a déjà fait ses preuves : la structure mère y accompagne près de 30 personnes vers la réinsertion. En Vaucluse, à peine un an et demi après son lancement, 2 à 3 salariés sont déjà proches d’une sortie positive du dispositif, preuve de l’efficacité sociale du projet.

De nouvelles filières

Pour qu’une véritable filière du recyclage puisse se développer de manière autonome, sans soutien extérieur, deux leviers pourraient être envisagés : une augmentation significative du coût de la mise en décharge ou une réglementation imposant l’intégration d’un pourcentage de matières recyclées dans les matériaux neufs, une mesure qui n’est pas encore envisagée.

Actuellement, l’association collabore avec des collectivités comme le Grand Avignon, ainsi qu’avec des enseignes telles qu’Intermarché. Elle est également en lien avec des entreprises spécialisées dans la déconstruction, comme Grand Delta Habitat à Avignon. Par ailleurs, des pistes sont à l’étude pour mieux valoriser le bois collecté, souvent de très bonne qualité, et susceptible d’intégrer des filières plus exigeantes.

Le déménagement en cours vers un espace plus vaste, toujours situé au sein du MIN d’Avignon, offrira l’opportunité d’organiser des visites d’atelier afin de mieux faire connaître Les Valoristes et leurs activités.

Une relation constructive

Les Valoristes ont d’abord travaillé avec France Active Bourgogne, la dirigeante a « adoré la relation » construite à cette époque qui fut un réel soutien. En PACA, elle a bénéficié d’un prêt de 30 000 € via le dispositif Mon Projet Entreprise (MPE) de la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur. Elle souhaite désormais être accompagnée pour la gestion de sa trésorerie.


Site internet

A bénéficié

d’un prêt solidaire de

30.000€

A été accompagné par

France Active Provence-Alpes-Côte d’Azur

Et soutenu par

Direction Départementale de l’Emploi, du travail et des Solidarités (DDETS)

Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur

En 2017

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Le plan de A à Z “Le besoin de créer est dans l’âme, comme le besoin de manger est dans le corps”. C.Bobin​

GOLD-DALG Carine
HOWARTH Zoé
GARCIA Sophie

Co-Fondatrices

Tiers lieu culinaire, solidaire et adopte une démarche anti-gaspillage.

Le Plan de A à Z est un projet écoresponsable, comprenant une cantine végétarienne, un café/bar, une épicerie et une cuisine partagée. Fonctionnant avec des invendus de qualité pour réduire le gaspillage. Il favorise le lien social, dynamise un quartier prioritaire et promeut un mode de vie zéro déchet.


Le plan de A à Z “Le besoin de créer est dans l’âme, comme le besoin de manger est dans le corps”. C.Bobin

13001, Marseille
Tiers lieu culinaire, solidaire et adopte une démarche anti-gaspillage.

Le Plan de A à Z : Un modèle du zéro déchet

Au delà d’être une coopérative, le Plan de A à Z est plus qu’un simple restaurant : c’est un écosystème dédié au zéro déchet et à l’inclusion sociale. Sa cantine végétarienne propose, en semaine, des plats uniques élaborés à partir d’invendus de qualités, offrant ainsi des repas savoureux et accessibles. Les légumes sont fournis par l’association Cantina, garantissant une approche locale et responsable. A cela s’ajoutent un café/bar fonctionnant sur le même principe, une épicerie, ainsi qu’une cuisine partagée mise à disposition de projets sociaux et locaux.

Une coopérative en pleine expansion

Aujourd’hui, la SCOP compte neuf employés, dont trois sont sociétaires, un nombre qui pourrait bientôt augmenter à quatre ou cinq. L’objectif est claire : créer de l’activité et favoriser l’emploi.

Le restaurant, qui propose des plats à 8€, sert entre 70 et 80 couverts l’hiver et entre 100 et 120 couverts l’été. Le soir, 35 à 50 convives profitent des “tartinades”. Un dispositif solidaire de “repas suspendus” qui permet également à une dizaine de personnes en difficulté de se restaurer chaque semaine.

Outre la restauration, le lieu s’anime avec des diverses activités : concert, consultations médicales, coiffeurs solidaires, vente de vêtements de seconde main… Autant d’initiatives issues des rencontres de la programmatrice Carine Gold-Dalg ou de propositions spontanées.

Une offre qui s’adapte aux attentes de tous.

Pour répondre aux besoins des “carnivores”, l’épicerie propose des produits locaux de qualité. On peut retrouver de la charcuterie du Lubéron, de terrines sans additifs, des sardines en bocaux et des saucissons. Cette alternative a permis d’attirer un public plus large. Le cuisine mutualisée connaît également un franc succès, déjà utilisée à 50%, elle accueille des traiteurs, des maraudes et des ateliers de cuisine, sa fréquentation ne cesse d’augmenter. 

Des projets en développement 

L’ambition de Plan de A à Z ne s’arrête pas là. Plusieurs projets sont en cours, comme participer à des cantines hors les murs, notamment les festivals et la mise en place d’une guinguette éphémère sous la forme d’une roulette pour sensibiliser les beaux quartiers de Marseille à “l’anti-gaspillage”. A plus long terme, l’achat d’un autoclave pour fabriquer nos propres bocaux. 

Un soutien essentiel de France Active Provence-Alpes-Côte d’Azur

C’est grâce à la BPI que le Plan de A à Z a découvert France Active, un partenaire clé dans le lancement de son activité. Le chiffre d’affaire 2024 est à la hauteur des prévisions. Aujourd’hui la coopérative cherche à renforcer son développement en bénéficiant d’un soutien financier pour l’embauche de nouveaux salariés. Ils pourront créer leur propre activité au sein de la SCOP, notamment via le dispositif Mon Projet Entreprise (MPE) de la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur. 

Plongez dans notre aventure !

A bénéficié

d’une garantie de

49.500€

d’un prêt solidaire de

32.000€

A été accompagné par

France Active Provence-Alpes-Côte d’Azur

Et soutenu par

BPI 

En 2023

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Coiffeurs Justes « Le premier des devoirs, sans doute, est d’être juste » Voltaire

Thierry GRAS

Président Coiffeurs Justes

Valorisation de la filière des cheveux dans une logique d’économie circulaire.

L’association Coiffeurs Justes collecte les cheveux coupés de 6 000 coiffeurs en France pour les transformer en boudins et feuilles absorbantes. Ces produits, qui dépolluent les cales de bateaux et les ports, s’inscrivent ainsi, dans une économie circulaire innovant.


83640, Saint-Zacharie
Valorisation de la filière des cheveux dans une logique d’économie circulaire.

Thierry Gras a fondé en 2015 à Brignoles l’association loi 1901 Coiffeurs Justes, qui s’inscrit pleinement dans une démarche d’économie circulaire.

L’association collecte et stocke les cheveux coupés par 6 000 coiffeurs principalement en France. Ces cheveux sont ensuite transformés au sein d’un ESAT (Établissement et Service d’Accompagnement par le Travail) en boudins de cale. Ces derniers sont commercialisés par EcofHair, une entreprise à mission également créée par Thierry Gras, en partenariat avec SERPOL, membre du groupe SERFIM, spécialisé dans la dépollution des sols. Ces boudins, conçus pour absorber les hydrocarbures, sont utilisés dans les cales de bateaux ou dans les ports. Par ailleurs, des feuilles adsorbantes à base de cheveux, capables d’adsorber 2,8 fois plus rapidement que les feuilles synthétiques, ont également été développées. Un écosystème complet a été mis en place pour collecter, transporter et valoriser les cheveux.

Matière première : La kératine

Les cheveux, principalement composés de kératine, une protéine fibreuse, peuvent être transformés en divers matériaux. Chaque jour, les coiffeurs génèrent d’importantes quantités de déchets capillaires, qui finissent souvent dans les décharges ou les systèmes d’évacuation des eaux usées. Grâce au recyclage de ces déchets, l’impact environnemental de l’industrie de la coiffure est réduit, tout en permettant aux salons de réaliser des économies sur la taxe d’ordures ménagères, puisque les cheveux représentent 50 % de leurs déchets. Des études en R&D ont démontré que les cheveux peuvent être utilisés dans des domaines variés : pour lutter contre la pollution marine, comme isolant dans le secteur du bâtiment ou encore comme fertilisant en agriculture. L’extraction de la kératine des cheveux suscite également l’intérêt de certaines industries, notamment dans les cosmétiques.

De nouveaux horizons

Fort de son succès auprès des coiffeurs, l’enjeu principal de l’association est désormais d’identifier et de développer de nouveaux débouchés pour les cheveux recyclés. Thierry Gras est activement à la recherche d’entreprises utilisatrices.

Le soutien de France Active

Grâce au soutien de la Direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (DREETS) et à un hackathon organisé dans le Var, Coiffeurs Justes a obtenu un prêt de 50 000 € de France Active Provence-Alpes-Côte-d’Azur, doublé par la banque partenaire de l’association, la BNP. Financé dans le cadre du dispositif Mon Projet d’Entreprise (MPE) de la Région Sud Provence-Alpes-Côte-d’Azur, L’association compte sur France Active pour étendre son réseau de contacts et poursuivre son développement.


Site internet

A bénéficié

d’une garantie de

25.000€

d’un prêt solidaire de

50.000€

A été financé par

France Active Provence-Alpes-Côte-d’Azur

Et soutenu par

DREETS

BNP

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Du textile réutilisable provençal et solidaire pour les blocs opératoires

Régine WEIMAR

Fondatrice de Protectus

Textile réutilisable pour les blocs opératoires

Notre objectif est de s’inscrire dans l’écosystème français de la production de textile technique tout en ayant une dimension sociale, solidaire et locale.


Marseille – Bouches du Rhône
Textile

Fondatrice de la société à mission Protectus, Régine Weimar démontre qu’il possible de conduire la transition sociale et écologique dans le secteur hospitalier en développant des vêtements réutilisables pour le personnel soignant du bloc opératoire.

Accompagnée dès l’émergence du projet par France Active Provence Alpes Côte d’Azur, ce projet change la donne dans le milieu hospitalier, et s’inscrit dans un écosystème territorial social et solidaire.

Régine WEIMAR, quel est le moteur qui vous a poussé à créer Protectus ?

En créant Protectus Société à Mission, je souhaitais entreprendre autrement. J’ai eu de nombreuses expériences dans le monde de la mode et du textile et je suis persuadée que l’on peut générer de la plus-value en faisant attention au vivant et au bien-être des collaborateurs.

L’idée de travailler des vêtements pour le domaine hospitalier a émergé après le covid. Nous avions été sollicités pour créer des masques et des blouses, et J’ai pris conscience de l’immensité des tonnes de déchets générées dans les établissements de santé à ce moment-là. Les vêtements sont le plus souvent à usage unique et incinérés ensuite.

J’ai donc voulu que Protectus réponde à cet enjeu de transition écologique en développant des matières techniques, innovantes, recyclables et réutilisables pour le personnel soignant. Nous souhaitons que cette production se fasse en France avec des structures solidaires.

Comment France Active vous a accompagnée au démarrage de votre projet ?

Dans un premier temps, nous avons travaillé avec France Active pour structurer le projet tant sur le business model et le plan de financement que sur les aspects juridiques.

Ludovic, notre conseiller, nous a accompagné sur ces nombreux sujets transversaux pour construire notre réflexion. Nous sommes passés avec lui d’un projet émergent à un projet construit avec une stratégie claire pour se présenter face aux partenaires bancaires.

France Active, au-delà du financement et du conseil, c’est aussi une source d’encouragement pour aller plus loin.

Comment réussir à se développer dans l’écosystème territorial ?

Notre objectif est de s’inscrire dans l’écosystème français de la production de textile technique tout en ayant une dimension sociale, solidaire et locale.

L’entreprise d’insertion FIL ROUGE a été notre premier partenaire pour la production des vêtements. Cette structure marseillaise recrute et accompagne des personnes éloignées de l’emploi et s’inscrit dans une production locale.

Nous sommes fiers d’avoir réussi à créer une nouvelle chaine de valeur sur notre territoire qui répond à de nombreux enjeux sociaux et environnementaux.

Quels conseils donneriez-vous aux entrepreneurs ?

Le plus important c’est de ne pas être seul et de s’entourer de gens qui ont les mêmes valeurs que vous. C’est essentiel d’échanger autour de votre projet sans pour autant dévier de son ambition de départ. Il faut être persuadé de son idée et la tester sur le marché. Pour résumer, il faut être fort dans ses convictions, et agile dans le pilotage du projet. Ne lâchez rien !

Quels sont les prochaines étapes pour Protectus ?

Protectus a pour ambition de devenir un acteur majeur du marché. Nous sommes aujourd’hui présents sur la partie non-stérile du secteur hospitalier. On aimerait passer dans peu de temps à la partie stérile qui est plus technique. Nous effectuons aussi des recherches scientifiques en partenariat avec le CNRS. Nous souhaitons continuer notre collaboration avec France Active car nous sommes alignés en termes de valeur : entreprendre avec du sens.

Site internet

A bénéficié des


Avec

plusieurs garantie de

63 000€

plusieurs investissements de

120 000€

A été accompagné par

France Active Provence Alpes Côte d’Azur

Dès 2022

Le regard de France Active



Ludovic GELARD
Chargé d’expertise chez France Active Provence Alpes Côte d’Azur
Comment avez-vous accompagné et financé le projet Protectus ?

Au début de notre collaboration avec Protectus, l’enjeu était de confirmer la solidité du business model et de contribuer à connecter le projet avec l’écosystème. France Active a donc rassemblé plusieurs acteurs et partenaires comme l’ADEME, des entrepreneurs spécialisés dans la Transition Ecologique et la filière textile, ainsi que des financeurs afin de créer un cadre collectif pour avancer efficacement.
En 2022, France Active a financé le démarrage du projet sur un site pilote, avec le Crédit Coopératif. En janvier 2023, dans le contexte de primo-développement du projet, convaincu du modèle de Protectus et de sa démarche, le projet fut à nouveau financé pour se lancer à plus grande échelle.

Quel a été le rôle de France Active pour ouvrir le projet aux partenaires financeurs ?

En plus contribuer à connecter Protectus à l’écosystème et à nos partenaires, l’enjeu a été de mobiliser des co-financeurs pour son développement. Notre appui vise à faciliter cette mise en relation et à faciliter les échanges entre les investisseurs et Protectus. C’est notre rôle d’investir du temps pour accompagner un projet et de le rendre accessible aux financeurs.

C’est ici ?

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Malterie Provence-Alpes : Quand l’artisanat brassicole devient moteur de développement local

Thomas Narcy, Nicolas Garcin et Mathieu Richard

Coordinateurs

Malterie Provence-Alpes

Engagés depuis le champ jusqu’à la chope, avec nos malts du sud, nous avons hâte de vous faire apprécier les bulles de nos terroirs !


04300 FORCALQUIER
Transformation des orges brassicoles biologiques

Thomas Narcy et Mathieu Richard, les coordinateurs de la Malterie Provence-Alpes, dévoilent les origines et l’évolution de leur projet visionnaire, transformant l’artisanat brassicole en catalyseur de développement local.

 

Cette Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC) vise à fournir aux brasseries et distillerie locales des malts issus de céréales cultivées en région PACA. Cette configuration vise la mise en réseau de tous les acteurs et partenaires de la filière, favorisant l’interconnaissance et établissant un rapport de solidarité, garant d’une rémunération équitable et soutenable pour chacun des maillons de la filière. Une véritable démarche collective de développement territorial, qui permettra notamment aux agriculteurs de diversifier leur production céréalière et aux brasseries de proposer des bières authentiquement locales produites en circuit court avec des ingrédients cultivés et transformés dans la région.” Mathieu Richard er Thomas Narcy

Un Parcours Inspirant

La Malterie Provence-Alpes, initiée par Nicolas Garcin, Thomas Narcy et Mathieu Richard, incarne la fusion de la passion brassicole et de l’engagement local. Ancré dans le développement local, Thomas a quitté son poste en 2020 pour concrétiser son projet : créer une malterie de région en réponse à l’émergence des brasseries artisanales.

 

En s’associant au collectif “La Bière de Provence”, regroupant des brasseries artisanales du territoire, ils entreprennent une collaboration dynamique. Le collectif, dès 2018, avait lancé les Rencontres Brassicoles, réunissant des acteurs du monde agricole pour explorer les filières houblon et orge. Cette initiative a conduit à la sollicitation de fonds européens FEADER pour deux projets : la culture expérimentale du houblon et l’évaluation de la faisabilité d’une filière d’orge malté pour la bière.

 

La SCIC (Société Coopérative d’Intérêt Collectif) de la Malterie Provence-Alpes, lancée depuis novembre 2023, symbolise une étape clé. Thomas, salarié depuis lors, Nicolas son président et Mathieu, sur le point de les rejoindre, incarnent l’esprit coopératif. Ensemble, ils créent un modèle brassicole qui va au-delà de la production, revitalisant la filière avec une approche moderne et responsable. La Malterie Provence-Alpes s’inscrit comme un symbole du renouveau brassicole régional, promettant une aventure gustative et humaine hors du commun.

Rencontres fortuites et synergies créatrices

Les fondateurs de la Malterie Provence-Alpes mettent en lumière le rôle déterminant des rencontres fortuites dans leur aventure. La collaboration avec Nicolas Garcin, fondateur d’une brasserie artisanale, a été un tournant décisif. Initialement perçu comme un concurrent potentiel, Nicolas a invité Thomas à visiter sa brasserie, renforçant ainsi une collaboration fructueuse. Cette alliance stratégique a consolidé la vision commune de développer la malterie, soulignant l’importance des partenariats dans le monde brassicole artisanal.

 

La coopération avec la Bière de Provence et d’autres partenaires a donné lieu à des travaux préalables, tels que des expérimentations, des études de marché, et des initiatives de coopération participative. Cette approche partenariale a favorisé la connaissance mutuelle et a permis de concevoir la malterie comme un outil structurant pour la filière. En l’absence d’un tel outil, inciter les agriculteurs à cultiver des orges brassicoles dans la région était un défi. La création de la malterie vise à ouvrir des débouchés, créant ainsi une culture émergente et une opportunité de marché pour les agriculteurs et les coopératives.

FRANCE ACTIVE ET NOUS ?

« Ça a été très bénéfique de pouvoir se rendre compte qu’il y avait en face, des personnes à l’écoute et intéressées. Elles ont été en mesure de vraiment défendre elles-mêmes notre projet, c’est quelque chose de très appréciable. C’est pour nous un point très positif. Je n’ai pas vraiment d’aspect négatif. Le mot qui me vient à l’esprit c’est proximité. » Thomas Narcy

L’Engagement de la Malterie à travers les 5 Piliers de France Active : s’adapter aux besoins locaux

Quant à l’engagement de la Malterie Provence-Alpes, Mathieu Richard évoque fièrement son alignement sur les 5 piliers de France Active.

 

Ce projet de structuration de filière porte le pilier du territoire au coeur de la structure impulsant une dynamique économique dans la région avec les 43 sociétaires de cette SCIC. La collaboration avec le collectif “La Bière de Provence” témoigne de leur soutien à la participation citoyenne.

 

Le volet environnemental s’illustre par la promotion de la culture locale du houblon et de l’orge, contribuant ainsi à la transition écologique. Enfin, la Malterie s’inscrit dans l’économie sociale et solidaire en collaborant étroitement avec des acteurs agricoles locaux, renforçant ainsi son impact positif sur le territoire.

 

« L’idée était de répondre à un besoin bien réel dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, où les 150 brasseries locales exprimaient un intérêt marqué pour la production de bières à base d’ingrédients locaux. Actuellement, les brasseries artisanales s’approvisionnent principalement à l’étranger, notamment en Belgique, en Allemagne et en Angleterre. »

France Active PACA, un véritable levier pour la Malterie Provence-Alpes

Le soutien financier de France Active PACA a été déterminant pour la Malterie Provence-Alpes. Mathieu Richard souligne l’importance de l’avis favorable reçu, qui a permis à leur structure de bénéficier d’un appui financier conséquent. Ce soutien financier, crucial à la fois pour l’investissement matériel et immatériel, contribue à renforcer la trésorerie nécessaire au démarrage de la malterie.

 

Concernant le montant global du financement, Mathieu Richard précise que le besoin total du projet s’élève à environ 5 millions d’euros. Sur ce montant, France Active PACA a joué un rôle prépondérant en octroyant un prêt participatif de 200k€, démontrant ainsi son engagement en faveur de projets porteurs et innovants. France Active PACA a ainsi démontré sont réel rôle de levier financier.

 

Thomas Narcy confirme que France Active a été le premier partenaire à formaliser un retour positif. Ce soutien initial a eu des effets d’entraînement significatifs, renforçant la crédibilité du projet auprès d’autres acteurs de l’économie sociale et solidaire.

ÊTRE ENTREPRENEURS ENGAGES C’EST…

Thomas Narcy, partage son conseil clé : “Il faut penser complémentarité plutôt que compétition.” L’encouragement à l’ancrage local, collaboration avec des partenaires, et une perspective participative sont les piliers de son approche entrepreneuriale. Ces conseils, issus de son expérience réussie, mettent en lumière l’importance de créer des synergies pour un impact positif et durable dans la communauté locale.

Cap sur 2025 pour une révolution brassicole française

Dans une phase cruciale de son développement, la Malterie Provence-Alpes s’apprête à concrétiser un projet ambitieux visant à révolutionner le paysage brassicole.

Le projet, d’envergure, nécessite la création d’un outil de production. Actuellement en phase d’amorçage, la construction de l’installation débutera dans les mois à venir pour une mise en production prévue en 2025. Dans cette étape préliminaire, la Malterie Provence-Alpes, en collaboration avec ses partenaires, collecte des orges régionales. Ces céréales sont ensuite transformées par une malterie partenaire, “Malt’in-Pott”, basée en Haute-Savoie et faisant partie de la SCIC (Société Coopérative d’Intérêt Collectif).

La commercialisation de malt issus d’orges régionales a déjà débuté, avec une quinzaine de brasseries sociétaires participant activement. Parmi elles, 35 brasseries affiliées à l’association “La Bière de Provence” ont rejoint cette initiative porteuse d’une vision commune. Bien que l’accès soit limité à toutes les brasseries régionales, l’objectif est clair : collecter localement pour redistribuer localement. Au printemps 2024, la Malterie Provence-Alpes franchira une étape cruciale, ouvrant la voie à une production optimale.

À terme, une fois l’outil de production pleinement opérationnel, la Malterie Provence-Alpes aspire à devenir le pivot central du sourcing régional pour les brasseries. L’année 2024 s’annonce donc comme une période charnière dans l’histoire de la brasserie artisanale, marquée par une approche novatrice, durable et résolument locale. La Malterie Provence Alpes, véritable fer de lance du renouveau brassicole, s’apprête à insuffler un nouvel élan à la scène brassicole régionale.


Site internet

A bénéficié

d’un prêt participatif de

200 000€

A été accompagné par

France Active Provence-Alpes-Côte d’Azur

En 2023

Dans le cadre du dispositif “Mon Projet d’Entreprise” de la Région Sud

C’est ici ?

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